Burkina Faso : La Fondation ELISHA lance ses activités avec deux projets de plus de 440 millions FCFA

La Fondation ELISHA a officiellement lancé ses activités, le jeudi 24 juillet 2026 à Ouagadougou, en dévoilant deux projets humanitaires destinés à améliorer les conditions de vie des enfants, des femmes et des personnes vulnérables. D’un coût global de 442 millions de francs CFA, ces initiatives, prévues sur trois ans, visent à renforcer la protection de l’enfance, l’autonomisation des femmes, l’éducation et le développement communautaire.
Placée sous le thème « Ensemble pour bâtir un avenir meilleur pour les enfants et les femmes du Burkina Faso », la cérémonie de lancement a réuni autorités administratives, partenaires, représentants du village de Diguila et invités.
Deux projets pour renforcer l’action sociale
À cette occasion, le directeur exécutif de la Fondation ELISHA, Pierre Ouédraogo, a présenté les premiers programmes qui seront déployés par l’organisation.
« Nous avons deux projets sur la table. Le premier, « Main Solidaire », sera mis en œuvre sur l’ensemble du territoire national. Il permettra de prendre en charge des enfants déplacés et orphelins, d’accompagner des personnes âgées et de former des femmes à des activités génératrices de revenus », a-t-il expliqué.

Doté d’un budget de 253 millions de francs CFA pour une durée de 36 mois, le projet Main Solidaire cible 750 bénéficiaires directs. Il prévoit notamment la prise en charge de 100 enfants déplacés et orphelins, l’accompagnement de 50 personnes âgées, la formation de 300 femmes ainsi que la distribution annuelle de 900 kits scolaires et alimentaires.
Le second projet, « Espoir ELISHA », sera mis en œuvre à Diguila et dans les localités environnantes. Estimé à 189 millions de francs CFA, il ambitionne d’intégrer la formation agro-sylvopastorale au parcours scolaire afin de favoriser l’acquisition de compétences pratiques chez les jeunes.
« Nous allons intégrer la formation agro-sylvopastorale dans la formation académique afin que les élèves acquièrent, en plus des enseignements scolaires, des compétences en agriculture, en élevage et en foresterie », a précisé Pierre Ouédraogo.
Selon les responsables de la fondation, ce projet bénéficiera chaque année à 710 personnes, dont 400 élèves, 200 jeunes et 100 femmes, pendant trois ans.
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Prenant la parole, le fondateur de la Fondation ELISHA, Jérémy Sawadogo, a indiqué que cette initiative est née de la volonté d’apporter une réponse concrète aux difficultés rencontrées par les populations les plus fragiles.
« La Fondation ELISHA n’est pas née d’un projet de bureau, ni d’une ambition personnelle. Elle est née d’un cri du cœur. Elle est la réponse de femmes et d’hommes qui ont choisi de transformer leur compassion en engagement et leurs ressources en espoir pour les plus vulnérables », a-t-il déclaré.

Tout en saluant les actions déjà engagées par les pouvoirs publics et les organisations de développement, il a insisté sur le rôle complémentaire que souhaite jouer la fondation. « La Fondation ELISHA ne vient pas se substituer aux efforts de l’État ni à l’action des organisations qui nous ont précédés sur ce terrain. Elle vient se mettre humblement au service, apporter sa pierre à l’édifice et travailler en complémentarité avec tous les acteurs du développement humain de ce pays », a affirmé le fondateur.
Le représentant du village de Diguila, Kaboré Paul, a salué les retombées attendues des projets annoncés. Il a rappelé que le fondateur de la fondation avait déjà mené plusieurs actions sociales dans la localité.
« Le fondateur a déjà posé des actes concrets dans notre village. Il compte prendre en charge plusieurs enfants qui n’ont pas les moyens pour la scolarisation et envisage de soutenir d’autres projets d’autonomisation. Ce projet sera d’un grand bénéfice pour le village. On en a besoin », a-t-il témoigné.

Avec ce lancement officiel, la Fondation ELISHA ouvre un nouveau chapitre de son engagement humanitaire. Le défi sera désormais de traduire les ambitions annoncées en résultats concrets au profit des milliers de bénéficiaires attendus sur le terrain.
Namwin-Kièlè Christopher SOMDA (Stagiaire)
Burkina 24




