Expertise nationale : L’APEN outille les experts sur le marketing et l’intelligence artificielle

L’Agence de Promotion de l’Expertise Nationale (APEN) a organisé, le jeudi 30 juillet 2026 à Ouagadougou, un atelier d’information et de sensibilisation à l’intention de ses experts agréés. Placée sous le thème « Marketing des prestations intellectuelles et intégration de l’intelligence artificielle : leviers de compétitivité de l’expertise nationale », cette rencontre visait à renforcer la visibilité des experts et de les préparer aux mutations liées à l’intelligence artificielle.
À travers cette initiative, l’Agence de Promotion de l’Expertise Nationale (APEN) entend accompagner les experts nationaux dans un environnement professionnel de plus en plus concurrentiel, où la maîtrise des outils numériques et des stratégies de visibilité devient un facteur déterminant.

À l’ouverture des travaux, la secrétaire exécutive de l’APEN, Sylvie Meda/Sontié, a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement, de promotion et de valorisation de l’expertise nationale.
Elle a souligné que 1 942 agréments d’expertise ont déjà été délivrés par la Commission des agréments. « C’est la preuve que nous avons la matière grise, que nous avons le talent. C’est une force », a-t-elle déclaré, estimant que ce potentiel doit désormais être davantage valorisé.
Visibilité et intelligence artificielle au cœur des préoccupations
Pour la secrétaire exécutive, deux défis majeurs se posent aujourd’hui aux experts agréés à savoir accroître leur visibilité et s’adapter à la transformation numérique. Malgré la qualité de leurs prestations, nombre d’entre eux peinent encore à mieux se positionner.
« Beaucoup d’experts, malgré la qualité de leurs prestations, peinent à se faire connaître, à valoriser leurs compétences et à se positionner sur des marchés de plus en plus concurrentiels », a-t-elle relevé.
Lire également 👉Expertise nationale : L’APEN tient son assemblée générale et dresse un bilan encourageant
Abordant la question de l’intelligence artificielle, Sylvie Meda/Sontié a indiqué que cette technologie transforme déjà les méthodes de recherche, d’analyse et de rédaction. Si elle constitue « un formidable accélérateur de productivité et de qualité », elle présente également des risques liés aux « hallucinations, aux failles de confidentialité et aux enjeux de propriété intellectuelle ».
Outiller les experts pour mieux valoriser leurs compétences
En marge de la rencontre, la secrétaire exécutive a précisé que l’atelier avait une vocation de formation et de sensibilisation. « Nous avons organisé cette rencontre aujourd’hui pour pouvoir partager avec les experts un certain nombre de fondamentaux sur deux thématiques. Notamment le marketing des services et prestations intellectuelles, et l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la production de prestations intellectuelles », a-t-elle expliqué.
Elle a également indiqué que les participants étaient issus de trois catégories à savoir les experts organisés en entreprises, les experts individuels et les experts provenant de l’administration publique.

Selon l’intervenant, Lamoussa Daouda Sorgho, expert senior en économie numérique, a insisté sur la nécessité d’en favoriser une meilleure appropriation. « La question, pour nous, est d’évoquer les fondamentaux, mais surtout de démystifier cette notion vis-à-vis des prestataires de services intellectuels, et aussi de créer un certain engouement, sinon une certaine compétence, à faire usage de cette technologie dans la production intellectuelle », a-t-il indiqué.
Faire du marketing et de l’IA des leviers de performance
Quant-à, Ismaël Tannamda Sawadogo, spécialiste en ingénierie du conseil et en développement d’entreprise, les échanges ont permis de revenir sur les points essentiels permettant de mieux valoriser les compétences des experts. « Ensemble, nous avons aussi revisité tout ce qu’il y a comme spécificités des services, et également vu comment vendre son expertise, ses prestations intellectuelles, dans le but de tenir ses promesses », a-t-il expliqué.

Pour conclure, Sylvie Meda/Sontié a invité les experts à s’approprier ces outils sans perdre de vue l’essentiel. « La technologie et la communication doivent être au service de leur expertise, et non l’inverse », a-t-elle insisté, souhaitant que l’IA devienne « un amplificateur de la plus-value humaine et éthique de l’expertise nationale ».
Namwin-Kièlè Christopher SOMDA (Stagiaire)
Burkina 24




