Lutte contre la corruption : Tolérance zéro en 2026 !

Sous l’impulsion du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, le Burkina Faso intensifie sa lutte contre la corruption. Après une année 2025 consacrée à la sensibilisation, le porte-parole du KORAG, le capitaine Kiswendsida Farouk Azaria Tobouan Sorgho, a annoncé, lors d’une édition spéciale, le samedi 31 janvier 2026, un durcissement majeur des mesures pour l’année 2026.

L’année 2025 a marqué le point de départ de cette nouvelle dynamique avec la proclamation de la « révolution progressiste populaire » le 1er avril 2025. Durant cette période, les autorités ont privilégié la communication et l’encouragement à la dénonciation via des récompenses officielles pour les citoyens intègres.

Toutefois, face à la persistance des pratiques délictuelles, le capitaine Ibrahim Traoré a instruit ses services de « durcir le ton » pour l’année 2026.

Désormais, tout agent public pris en flagrant délit de corruption ou de mauvaise pratique s’exposera à des sanctions immédiates.

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L’une des innovations majeures pour assainir les contrôles routiers est la dotation des commissariats en cartes de réquisition « Laabal ». Le fonctionnement est conçu pour éliminer tout contact financier suspect.

Il s’agit entre autres que lorsqu’un usager commet une infraction, l’agent retire ses documents et lui remet une carte de réquisition, a déclaré le capitaine Kiswendsida Farouk Azaria Tobouan Sorgho.

Egalement, l’usager peut alors payer sa contravention par moyen électronique directement au Trésor public, supprimant ainsi toute possibilité de soudoyer l’agent et ces fonds collectés serviront au renforcement des moyens de défense, de sécurité et au développement du pays.

En plus de l’amende, le contrevenant ne pourra récupérer ses documents qu’après avoir effectué des travaux d’intérêt communautaire, une mesure pédagogique visant à lui faire prendre conscience de sa faute.

Si le KORAG note une amélioration globale du comportement des serviteurs du peuple, certains agents restent « récalcitrants ». Les griefs sont nombreux à savoir la lenteur délibérée dans le traitement des dossiers, la négligence envers les usagers, absentéisme et retards chroniques.

Pour y remédier, le gouvernement déploie désormais des agents infiltrés équipés de moyens techniques permettant de filmer les flagrants délits.

Ces preuves par l’image seront utilisées sans concession. Le porte-parole a d’ailleurs révélé que des vidéos montrant des agents de l’État en pleine pratique de corruption seront diffusées publiquement.

Le KORAG exhorte les populations à se démarquer de tout comportement lié à la corruption et à dénoncer systématiquement les tentatives de racket.

Les citoyens sont invités à contacter les services compétents ou à appeler le Centre national d’appel au 199. Pour le porte-parole, c’est uniquement par la détermination collective que le pays pourra vaincre ce mal et assurer sa souveraineté.

Rédaction B24

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