Conseil de paix : Trump mobilise 47 pays pour reconstruire Gaza et menace l’Iran

En pleine escalade militaire avec l’Iran, le président américain Donald Trump a réuni, jeudi 19 février 2026, pour la première fois son Conseil de paix. Avec un objectif affiché de coordonner la reconstruction et la stabilisation de la bande de Gaza, dévastée par des mois de conflit, nous apprend radio Canada.
Devant les représentants de 47 pays, ainsi que l’Union européenne en qualité d’observatrice, plusieurs États, principalement du Golfe, ont promis plus de 7 milliards de dollars pour la reconstruction. Washington a, de son côté, annoncé une contribution de 10 milliards de dollars pour financer cette nouvelle structure, dotée d’une mission plus large de résolution des conflits à l’échelle mondiale.
Profitant de cette tribune internationale, Donald Trump a adressé un avertissement direct à l’Iran. « L’Iran doit conclure un accord pertinent ou de mauvaises choses arriveront », a-t-il déclaré, donnant à Téhéran un délai de dix jours, alors que les États-Unis ont renforcé leur présence militaire dans la région.
La deuxième phase du plan américain prévoit le retrait progressif des troupes israéliennes, qui contrôlent environ la moitié du territoire palestinien, et le déploiement d’une force internationale de stabilisation (ISF).
Cinq pays se sont engagés à fournir des troupes. Il s’agit de l’Indonésie, qui assurera le commandement adjoint, le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l’Albanie. Jakarta a indiqué être prête à déployer jusqu’à 8 000 soldats dans une force qui pourrait compter 20 000 hommes sous commandement américain.
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En parallèle, le diplomate bulgare Nickolay Mladenov, nommé haut représentant pour Gaza, a annoncé le recrutement d’une nouvelle force de police palestinienne. Près de 2 000 volontaires se seraient déjà manifestés, tandis que l’Égypte et la Jordanie se sont engagées à assurer leur formation.
Au même moment, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réaffirmé qu’aucune reconstruction durable ne pourra être envisagée sans le désarmement préalable du Hamas. Sur le terrain, malgré plus de quatre mois de cessez-le-feu, les échanges de tirs et accusations mutuelles de violations de la trêve persistent entre Israël et le mouvement islamiste palestinien.
Réunie à l’Institut Trump pour la paix à Washington, la rencontre a également affiché une dimension politique et symbolique. Sur l’estrade, le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar s’est tenu aux côtés du Premier ministre qatari Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, illustrant des rapprochements diplomatiques inattendus.
Au-delà de Gaza, le Conseil de paix ambitionne de garantir une « paix durable » dans les régions en crise. Une initiative qui suscite des interrogations quant à son articulation avec l’Organisation des Nations unies. « L’ONU a un grand potentiel, mais ne l’a jamais réalisé », a estimé Donald Trump, laissant entendre que son Conseil pourrait en surveiller le fonctionnement.
Si certains alliés ont salué l’initiative, plusieurs partenaires traditionnels et rivaux des États-Unis ont choisi de ne pas rejoindre l’organisme comme membres fondateurs.





