Burkina Faso : Musulmans et chrétiens unis dans une rupture de jeûne pour la paix

Les fidèles musulmans et chrétiens membres du Conseil national de l’économie informelle du Burkina ont organisé, le vendredi 6 mars 2026, une rupture collective de jeûne au sein de leur structure, sise au quartier Larlé à Ouagadougou.
Musulmans et chrétiens de l’économie informelle ont ainsi rompu ensemble le jeûne dans un esprit de cohésion sociale et de solidarité.
Bien que n’étant pas en période de jeûne, des chrétiens protestants ont également pris part à cette rencontre fraternelle.

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Le président de la délégation spéciale de l’arrondissement n°2, Jonas Sawadogo, a salué l’initiative. Selon lui, ce type d’actions doit être multiplié à travers le pays, surtout dans le contexte actuel marqué par les défis sécuritaires.
« De telles initiatives doivent être multipliées partout pour que nous puissions mettre ensemble nos énergies, et être en communion de prières pour rechercher la paix durable », a-t-il dit.

Jean Joseph Konseibo, président des laïcs de la paroisse de Kolg-naaba, a également salué cette initiative qui, a-t-il confié, coïncide avec la Semaine nationale du dialogue interreligieux initiée par l’Église catholique. «Ce sont des initiatives qui sont mises en exergue pour rapprocher toutes les communautés religieuses vivant au Burkina afin de fédérer nos forces et d’aller de l’avant», a-t-il ajouté.
Au nom de la communauté musulmane, El Hadj Tapsoba a d’abord rendu hommage au cardinal Philippe Ouédraogo pour avoir été le précurseur de cette initiative qui, aujourd’hui, s’enracine.

«C’est grâce à lui que cette initiative a été prise dans les années 2016, 2017. C’est sous son éclairage, on a commencé à faire des ruptures communes des jeûnes à l’archevêché de Ouagadougou.
Et nous sommes fiers aujourd’hui de constater que tout Ouagadougou tous les jours que Dieu fait, ce sont des ruptures collectives de jeûne (…)
Quand je venais tout à l’heure à la place de la nation, j’ai vu près de 10 000 personnes pour une rupture collective de jeûne. En tout cas, nous sommes fiers», a-t-il salué.
Pour lui, cette initiative doit se perpétuer, car le Burkina a besoin du dialogue interreligieux en ces temps de défis sécuritaires pour aller de l’avant.

Salif Nikiéma, président du Conseil national de l’économie informelle du Burkina, a souligné que cette tradition mérite d’être perpétuée au sein de leur structure. Selon lui, le pays a besoin que ses filles et ses fils, quelle que soit leur appartenance religieuse, vivent en parfaite harmonie.
Il a enfin formulé le vœu que Dieu exauce les prières qui Lui sont adressées durant ce mois de jeûne et de carême, afin que la paix revienne au Burkina Faso.
W.S
Burkina 24




