Souveraineté alimentaire : Les « combattants de la faim » achèvent leur formation au centre Soako Expertises

Après Loumbila et Koubri, la tournée de suivi de l’Initiative Présidentielle pour la Production Agricole et l’Autosuffisance (IP-P3A) s’est arrêtée à Ouagadougou. Au centre Soako Expertises, 150 volontaires (VDP agricoles) ont achevé 70 jours de formation intensive. Désormais experts en techniques culturales modernes, ces jeunes issus de six communes s’apprêtent à révolutionner la production dans leurs localités respectives.
Le samedi 14 mars 2026, le Bureau National des Grands Projets a visité la ferme Soako Expertises pour évaluer les compétences acquises par la deuxième cohorte.
Originaires de Toma, Yaba, Yé, Ouo, Sideradougou et Moussodougou, ces apprenants ont bénéficié d’un programme complet touchant à l’agriculture, l’élevage et la transformation agro-alimentaire.

L’apprentissage s’est voulu résolument tourné vers la modernité. En maraîcherculture, les volontaires ont maîtrisé tout l’itinéraire technique de la tomate, du poivron, de l’aubergine et de l’oignon. Les résultats sont déjà visibles, les premières récoltes de tomates sont prêtes.

« On leur a appris le goutte-à-goutte, qui permet d’utiliser moins d’eau et de préciser les nutriments sur les racines, ainsi que le Laser-Spray qui permet d’arroser de grandes superficies sans fatigue », a expliqué Inoussa KY, promoteur du centre.

En plus du maraîchage, la formation a couvert la céréaliculture (maïs, blé, riz) et l’arboriculture (papaye, mangue), etc. Le volet élevage n’a pas été en reste, avec une immersion totale dans la gestion de la volaille, des petits ruminants et de la pisciculture, notamment l’élevage de silures et de tilapias.

Un point majeur distingue cette promotion, c’est la rigueur. Ayant suivi une formation civique et patriotique préalable, ces VDP agricoles affichent une discipline qui impressionne les formateurs.
« Ces jeunes sont très disciplinés et autonomes. En agriculture, la discipline a un impact direct sur le suivi des maladies ou les heures d’arrosage. Avec eux, on a constaté une réelle amélioration », souligne Inoussa KY.

Le message du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, est au cœur de cet engagement. Pour ces jeunes, il ne s’agit plus seulement de cultiver, mais de défendre la nation contre l’insécurité alimentaire. Agnès Kombelem, volontaire de Yaba, traduit cette détermination.

« Le Président a voulu que nous combattions la faim. Nous sommes désormais des combattants de la faim », a-t-elle souligné. Ces 150 ambassadeurs repartent avec une mission de vulgariser ce savoir-faire dans leurs communes pour que le Burkina Faso ne tende plus la main à l’extérieur.
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Akim KY
Burkina 24




