La Journée météorologique mondiale 2026 célébrée à Ouagadougou

Dans le cadre de la commémoration de la Journée météorologique mondiale (JMM) 2026, l’Agence nationale de la météorologie (ANAM) a prévu une série d’activités. Ce lundi 23 mars 2026, dans les locaux de l’ANAM à Ouagadougou, à l’occasion d’une cérémonie officielle d’ouverture, le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la mobilité, Emile Zerbo, a officiellement donné le ton de cette célébration. 

Pour la Directrice générale (DG) de l’Agence nationale de la météorologie (ANAM), Dr Mariam Tidiga, la Journée météorologique mondiale (JMM) est une occasion privilégiée de rappeler que les données que nous observons et nous analysons chaque jour sont plus que des chiffres. « Ce sont des signaux d’alerte, des guides pour l’action et des garanties pour l’avenir », a-t-elle indiqué.

Le thème choisi par l’organisation météorologique mondiale pour cette célébration, « observez aujourd’hui, protéger demain », a-t-elle alors fait savoir, nous interpelle particulièrement, nous invite à renforcer notre capacité d’observation à valoriser nos prévisions et à transformer la science en décisions concrètes, protéger nos populations, nos infrastructures et nos ressources.

Le représentant de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), Bernard Gomez, a souligné le rôle central des systèmes d’observation dans la sécurité des populations, la résilience face aux risques climatiques et la durabilité des ressources.

Il a également rappelé que la qualité des services météorologiques dépend directement de la robustesse et de la continuité des observations. Investir dans les services météorologiques et nationaux, a-t-il attiré l’attention, est donc nécessaire. Toutefois, a-t-il révélé, cela ne devrait pas être la sous-responsabilité du gouvernement.

Plus de 400 stations météorologiques

Selon le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la mobilité, Emile Zerbo, le thème de la présente édition traduit avec justesse les défis auxquels le Burkina Faso se trouve confronté, à savoir une variabilité climatique accrue et une exposition croissante aux phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes.

Ce thème, dit-il, rappelle aussi une réalité fondamentale selon laquelle la qualité de nos décisions et l’efficacité de nos actions reposent avant tout sur notre capacité à observer, comprendre et anticiper.

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Cette cérémonie a en outre été une occasion pour le ministre d’État de relever les acquis importants engrangés par le gouvernement afin de renforcer le système national d’observation météorologique.

En effet, a informé Emile Zerbo, ces dernières années, des investissements structurants ont été réalisés pour moderniser et densifier le réseau national, renforcer les systèmes d’information et améliorer les outils de surveillance.

« De ce fait, notre pays dispose aujourd’hui d’un réseau structuré comprenant plus de 260 stations automatiques, plus de 140 stations classiques et 10 stations de détection de foudre, réparties sur l’ensemble du territoire national », a-t-il avancé.

Une nouvelle salle de prévision et de veille météorologique

Si ce dispositif d’information constitue le support de notre souveraineté en matière de météorologie et de notre capacité à anticiper les risques climatiques, observer seul ne suffit pas ; il nous faut traduire les données en action, a par ailleurs fait remarquer Emile Zerbo.

Il s’est ainsi réjoui de l’inauguration de la salle de prévision et de veille météorologique. Une infrastructure, de ses dires, appelée à renforcer la surveillance en temps réel et à améliorer la capacité d’anticipation face aux risques climatiques.

L’objectif général de cette JMM, célébrée le 23 mars de chaque année, est de « mettre en valeur le rôle stratégique de la météorologie dans les politiques de développement durable, la planification et notamment la résilience des infrastructures et à travers la sensibilisation des décideurs, acteurs économiques et citoyens à l’importance des services météorologiques pour le développement durable ».

Infrastructures et météorologie

L’autre activité prévue dans le cadre de la commémoration de la JMM 2026 au Burkina Faso, c’est la tenue d’un panel. Organisé autour du thème central, « rôle stratégique de la météorologie dans la planification et la résilience des infrastructures », le panel a réuni trois panélistes.

Ousmane Ouédraogo, premier intervenant, a planté le décor des échanges à travers le contexte climatique du Burkina Faso et en faisant savoir un aperçu du climat au Burkina Faso. Il a aussi fait comprendre ce que c’est que la météo et la nécessité de la financer. « Financer la météo, c’est financer l’avenir du Burkina Faso », a-t-il en somme déclaré.

Le second panéliste, Mamadou Yougbaré, agent au ministère en charge de la Construction de la Patrie, a abordé les impacts des aléas climatiques sur les infrastructures. S’agissant des aléas climatiques , il les a relevés en 4 catégories : les sécheresses prolongées, les inondations récurrentes, les températures extrêmes et les vents violents et poussière. Toutes, a-t-il souligné, ont pour seule conséquence la dégradation.

Issoufou Ouédraogo, s’est attardé sur les innovations technologiques de l’ANAM. Il a, entre autres cité, les stations météorologiques ; les équipements de surveillance continue, qui permettent le suivi en temps réel des phénomènes.

Tambi Serge Pacôme ZONGO

Burkina 24

Serge Pacome ZONGO

Tambi Serge Pacome ZONGO, journaliste s'intéressant aux questions politiques et de développement durable.

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