Débats oratoires en langues nationales : La 2ᵉ édition du CODILL lancée à Ouagadougou

La deuxième édition de la Compétition des Débats Oratoires et d’Interprétation en Langues Locales (CODILL) a officiellement débuté le samedi 28 mars 2026 à Ouagadougou, avec la phase de présélection réunissant 24 candidats, dont 16 ont été retenus pour la suite de la compétition.
L’objectif de cette initiative est de promouvoir les langues nationales et le patrimoine culturel à travers des débats et des interprétations.
Tous les messages sont transmis dans les langues locales, permettant ainsi de toucher un public plus large, y compris les parents résidant en provinces et ne maîtrisant pas le français.
« Nous avons pensé aux langues nationales pour que les messages soient compris non seulement par ceux qui parlent français, mais aussi par nos parents dans les villages », a expliqué le promoteur du CODILL, Ibrahima Guiro.

Selon lui, la compétition vise également à renforcer l’usage des langues nationales, souvent éclipsées par le français dans les échanges quotidiens. « Nous voulons montrer qu’il est possible d’aller à l’école tout en maîtrisant sa langue maternelle. Les étudiants peuvent s’exprimer clairement dans leur langue sans confusion », a-t-il ajouté.
Cette édition innove en intégrant le dialecte Bissa, en plus des trois langues nationales traditionnelles que sont le Mooré, le Dioula et le Fulfuldé. Le thème retenu cette année est « La langue, véhicule de la culture ».
« Pour véhiculer vraiment la culture, il faut comprendre nos langues nationales. C’est généralement au village que le message culturel profond est transmis », a précisé Ibrahima Guiro concernant le choix du thème.

Le président du jury, Ilias Bougouma, a indiqué que les critères de présélection reposent sur la maîtrise de la langue, la pertinence des arguments, la prestance et l’exactitude de l’interprétation. Il se dit satisfait du niveau global des candidats.
« Même si certains aspects peuvent être améliorés, la plupart des jeunes participent pour la première fois et leur performance est acceptable » a-t-i souligné.
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Pour la candidate Ouyezatou Diallo, présélectionnée, la première phase a été exigeante. « L’interprétation a été le plus grand défi, mais avec de la détermination, nous avons pu nous en sortir. Quelques détails restent à améliorer pour la prochaine étape », a-t-elle précisé.
Les demi-finales se tiendront le 18 avril 2026, et la finale est prévue le 9 mai 2026, à l’Université Virtuelle de Ouagadougou, à Karpala.
Daouda ZONGO (Stagiaire)
Burkina 24




