Renforcement de la résilience des communautés dans l’Oubri : Des conditions de vie améliorées grâce à une synergie d’actions
Dans le cadre du programme de renforcement de la résilience des communautés affectées par les crises, soutenu par l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA) et mis en œuvre dans la région de l’Oubri par le Programme alimentaire mondial (PAM) à travers l’ONG APIL, plusieurs sorties de terrain ont été organisées dans ladite région. Elles se sont déroulées du mercredi 20 au vendredi 22 mai 2026.
La mission, composée de professionnels des médias, de représentants du Programme alimentaire mondial (PAM) à Ouagadougou et à Kaya, du partenaire APIL ainsi que de la Direction régionale de l’agriculture de l’Oubri, avait pour objectif de visiter certaines réalisations du programme de renforcement de la résilience des communautés dans ladite région.

Trois sites ont principalement été visités dans la commune rurale de Zitenga, province du Bassitenga. Le premier site concernait le jardin scolaire de l’École primaire publique de Sadaba 1, située dans le village de Sadaba. Feuilles de haricot, feuilles d’oseille, maïs, tomates, oignons et courgettes figurent parmi les cultures produites dans ce jardin.

« Ces cultures nous permettent d’améliorer et de diversifier le menu de la cantine scolaire. Ce sont les élèves qui cultivent selon un planning établi. Nous bénéficions également du soutien des femmes du village », a expliqué Palingwendé Sylvie Compaoré, responsable du jardin scolaire.
Mohamadi Nana, élève en classe de CM2, a indiqué que les travaux sont organisés par classe et consistent notamment à arroser les plantes et à effectuer de petits travaux d’entretien.

Pour Fatimata Tiendrébéogo, responsable de l’École primaire publique de Sadaba 1, bénéficier d’un tel projet est à la fois une chance et une fierté. « Seul Dieu peut les remercier, parce qu’avec le jardin, il n’y a pas que l’alimentation. Nous arrivons aussi à concrétiser facilement nos leçons de sciences et à consolider nos acquis en mathématiques », a-t-elle déclaré.
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L’école, a-t-elle ajouté, parvient également à générer des revenus grâce à la vente des légumes. Elle se dit ainsi pleinement satisfaite de l’exploitation de ce jardin scolaire alimenté par un forage.
« C’est une grande satisfaction pour l’équipe enseignante, les élèves et toute la communauté villageoise. Je souhaiterais que toutes les écoles de la Circonscription d’éducation de base (CEB) puissent en bénéficier », a-t-elle plaidé.
Dix hectares consacrés aux demi-lunes agricoles
Le second site visité était un périmètre maraîcher situé dans le village d’Andem. Sur une superficie d’un hectare, du niébé, du maïs, du gombo et des arachides ont été semés. Zarata Koanda, responsable du périmètre maraîcher, a également exprimé la joie qui anime les femmes travaillant sur ce site.
Elle a souligné que le projet contribue à améliorer leur situation financière. À l’endroit des différents partenaires du programme, elle a adressé des mots de gratitude et de reconnaissance. Elle a toutefois attiré l’attention sur le manque d’eau, malgré l’existence d’un forage.

Dans le même village, la mission a visité une autre superficie de 10 hectares consacrée à la réalisation de demi-lunes agricoles. Alamissi Sawadogo, du bureau terrain du PAM pour les régions des Koulsé et de l’Oubri, a présenté cette technique comme une cuvette en forme de demi-cercle destinée à recevoir les cultures. Elle est creusée perpendiculairement à la ligne de plus grande pente et ouverte vers l’amont afin d’intercepter et d’infiltrer les eaux de ruissellement.
À Kolgdiessé, autre village visité, la mission a bénéficié d’une visite guidée autour d’un bouli d’une capacité de 13 000 m³. Ce bouli, une mare artificielle destinée à retenir les eaux de pluie, a été construit pour aider les femmes de la localité qui parcouraient de longues distances pour s’approvisionner en eau dans le cadre de leurs activités maraîchères, a expliqué Basile Sawadogo, chef de l’unité d’animation de Yargho, dont relève Kolgdiessé.

Wendpagnangdé Jocelyne Sankima, cheffe du bureau terrain du PAM pour les régions des Koulsé et de l’Oubri, a mis en avant la synergie d’actions développée à travers le projet. « Ce projet est un bel exemple de synergie entre les autorités administratives, les communautés et le PAM, avec l’appui financier de la KOICA », a-t-elle affirmé. L’objectif de ce projet, a-t-elle rappelé, est de renforcer durablement la résilience des communautés face aux chocs climatiques.
Tambi Serge Pacôme ZONGO
Burkina 24
Encadré : Le programme de renforcement de la résilience des communautés affectées par les crises au Burkina Faso vise à soutenir le rétablissement durable des moyens d’existence à travers l’appui au capital de production agricole, l’autonomisation économique des jeunes et des femmes, ainsi que le développement d’activités génératrices de revenus. Le principal partenaire financier est l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA). Le programme est mis en œuvre par le PAM entre 2023 et 2026. Les zones d’intervention concernées sont les régions de l’Est (Diabo, Diapangou, Tibga) et de l’Oubri (Zitenga). Le projet est exécuté en appui aux efforts du gouvernement, avec un fort accent sur l’alignement aux politiques nationales et la coordination avec les ministères sectoriels. Dans la région de l’Oubri, précisément dans la commune de Zitenga, le projet se traduit par un ensemble d’interventions intégrées visant à restaurer les capacités productives et à renforcer l’autonomie des communautés.
TSPZ




