Ouagadougou : Aboubacar Maman Gambo dédicace sa trilogie futuriste « Les Enfants de la Terre Rouge »

L’écrivain nigérien Aboubacar Maman Gambo a procédé, le samedi 13 juin 2026, à Ouagadougou, à la dédicace de sa trilogie futuriste Les Enfants de la Terre Rouge, un projet littéraire mûri durant six années et porté par une ambition de replacer l’humain, la mémoire et la souveraineté au cœur du développement africain.

Devant un public composé d’acteurs culturels, d’universitaires et de passionnés de littérature, l’auteur a présenté une œuvre née d’une interrogation fondamentale : « Que deviendraient le Sahel et l’Afrique si l’on cessait de les regarder à travers leurs blessures pour les envisager à travers leurs possibilités ? »

Dans ses propos, Aboubacar Maman Gambo a expliqué avoir voulu raconter « une autre Afrique », celle de la résilience, de l’intelligence et de la capacité à imaginer son propre avenir.

À travers le prisme de la fiction et de l’anticipation, l’écrivain projette le continent dans le futur, non pour fuir les réalités du présent, mais pour mieux les comprendre et susciter la réflexion.

Ouagadougou : Aboubacar Maman Gambo dédicace sa trilogie futuriste « Les Enfants de la Terre Rouge »

Le cœur symbolique de la trilogie repose sur le Gorubium, une mystérieuse ressource convoitée par les puissances, les entreprises et les laboratoires du monde entier. Pourtant, plus cette richesse est éloignée de sa terre d’origine, Akouta, plus elle perd sa force.

À travers cette métaphore, l’auteur interroge les rapports entre ressources, souveraineté et identité. « Certaines richesses ne peuvent être séparées de leurs racines », a-t-il souligné.

Au-delà de l’intrigue, l’œuvre défend une vision de la souveraineté fondée sur le droit des peuples à préserver leur mémoire, à inventer leur propre modernité et à dialoguer avec le monde sans domination. Pour l’auteur, la véritable richesse d’un peuple réside dans ce qui demeure vivant entre sa terre, son histoire et son avenir.

Les Enfants de la Terre Rouge

Présent à la cérémonie, le secrétaire général du ministère en charge des Affaires étrangères, Hermann Yirigouin Toé, a salué « un engagement intellectuel majeur » et félicité l’écrivain pour sa contribution à la réflexion sur l’avenir du continent. Il a insisté sur la nécessité pour l’Afrique d’écrire son propre récit et de porter sa propre voix afin de façonner consciemment le visage de demain.

Par cette trilogie, Aboubacar Maman Gambo entend également redonner le goût de la lecture à la jeunesse africaine et l’inviter à rêver son avenir avec confiance, imagination et responsabilité.

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Sié Frédéric KAMBOU 

Burkina 24

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