Journées scientifiques de la Police nationale 2026 : Fabrice Simporé appelle à bâtir une industrie burkinabè de sécurité pour renforcer la souveraineté nationale

L’École nationale de police (ENP) de Ouagadougou accueille du 24 au 26 juin 2026 la première édition des Journées scientifiques de la Police nationale (JSPN). Placée sous le thème « Sciences, innovations et souveraineté technologique : quels leviers pour une Police moderne et plus efficace ? », cette rencontre entend promouvoir la recherche, l’innovation et les solutions technologiques locales au service de la sécurité nationale.
Parmi les intervenants de cette première édition figure Fabrice Simporé, Directeur général de I-FRONTLINE DEFENSE & GOVERNMENT. À travers une communication consacrée à « l’innovation technologique endogène », il a défendu la nécessité pour le Burkina Faso de bâtir une industrie nationale capable de répondre aux besoins stratégiques des forces de défense et de sécurité.

Selon lui, la souveraineté sécuritaire du pays passe désormais par le développement de capacités locales de recherche, de conception, de production et de maintenance des technologies critiques. Pour Fabrice Simporé, les défis sécuritaires actuels imposent une transformation profonde de l’approche technologique nationale.

« L’industrie de l’aérospatiale, de la défense et de la sécurité du Burkina Faso ne naîtra ni des importations ni des seuls prototypes. Elle émergera de la capacité de nos chercheurs, ingénieurs et entreprises à transformer les besoins de nos forces de sécurité en solutions technologiques fiables, industrialisées localement », a-t-il affirmé.

Pour le responsable de I-FRONTLINE DEFENSE & GOVERNMENT, les entreprises burkinabè doivent progressivement évoluer du statut de simples utilisatrices de technologies vers celui de conceptrices et productrices de solutions adaptées aux réalités nationales.
Il a estimé que la compétition mondiale de demain reposera davantage sur la maîtrise de la technologie que sur l’accès aux ressources traditionnelles. À ses yeux, les nations qui réussiront seront celles capables de transformer leurs besoins opérationnels en innovations industrielles locales.
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Au cours de son exposé, Fabrice Simporé a souligné plusieurs domaines dans lesquels les compétences nationales pourraient apporter des réponses concrètes aux besoins des forces de sécurité.
Il a notamment cité les drones de surveillance, les systèmes de communication sécurisés, les technologies numériques d’aide à la décision, les équipements adaptés aux réalités sahéliennes ainsi que les solutions logistiques intelligentes.
Le conférencier a également insisté sur le rôle de la recherche appliquée et de l’innovation dans la construction progressive d’une souveraineté technologique nationale. Selon lui, la dépendance aux équipements importés constitue un défi majeur que le Burkina Faso doit progressivement réduire.

Dirigeant de l’entreprise I-FRONTLINE DEFENSE & GOVERNMENT, spécialisée dans les technologies de défense, de sécurité et les projets stratégiques gouvernementaux, Fabrice Simporé défend une approche reposant sur l’identification des talents locaux, l’accompagnement des innovations, leur industrialisation et leur intégration dans les dispositifs opérationnels nationaux.
L’entreprise intervient notamment dans les domaines des systèmes de drones, des technologies spatiales et satellitaires, de la cybersécurité, des systèmes de commandement et de contrôle ainsi que de la recherche-développement.

À travers le Centre Africain de Recherche pour l’Industrie Aérospatiale et de Défense (CARIAD), elle ambitionne de contribuer à l’émergence d’un écosystème national capable de transformer les innovations locales en solutions opérationnelles au service de la sécurité et de la souveraineté nationale.
Pour Fabrice Simporé, l’enjeu est clair à savoir faire en sorte que les besoins exprimés par les forces de sécurité deviennent des programmes de recherche, que cette recherche produise des technologies nationales et que celles-ci soient industrialisées localement au bénéfice du Burkina Faso.
Cette intervention s’inscrit dans la dynamique nationale de promotion de la recherche, de l’innovation et de l’industrialisation portée par les autorités burkinabè, avec pour ambition de renforcer l’autonomie stratégique du pays dans les secteurs de la défense et de la sécurité.




