Médecine traditionnelle : La FNSFTHS-BF encadre les médecins traditionnels pour une pratique adéquate de leur métier

La Fédération Nationale Sans Frontière des Tradipraticiens et Herboristes de Santé du Burkina Faso (FNSFTHS-BF) a organisé un atelier national de formation le samedi 4 juillet 2026 à Ouagadougou. Cet atelier a pour objectif de former les tradipraticiens et herboristes de santé du Burkina, la meilleure façon d’enlever l’arbre, le conserver, pour la production des médicaments en y ajoutant une étiquette. Cette rencontre a réuni environ 400 acteurs venus des différentes régions du Burkina.
Cet atelier s’est tenu sous le haut patronage du Moogho Naaba Baogho avec pour thème central « Tradition durable et modernisation : Allier éthique, préservation de la biodiversité et qualité du conditionnement dans la pratique de la médecine traditionnelle ».

Selon Kogolzang Laafi Naaba 2, président du comité d’organisation, le travail d’un tradipraticien est relatif à celui d’un médecin qui recherche la santé des citoyens. Pour lui, les médecins traditionnels ont survécu malgré les transformations subits par le colonisation.
« Depuis nos ancêtres, ils connaissaient enlever les plantes, les doser pour soigner les populations avant l’arrivée du blanc », a-t-il rappelé. Pour lui, la médecine traditionnelle n’a pas été éclipsée par la modernité, mais il existe une coexistence complémentaire entre les deux.

Il a souligné que l’un des défi de cet atelier est d’améliorer l’image de la médecine traditionnelle qui se heurte à une certaine anarchie avec la vulgarisation des réseaux sociaux.
« On constate souvent que certaines personnes se réclamant tradipraticiens, apparaissent sur les réseaux sociaux, ils envoient une certaine communication qui ne relèvent même pas de notre médecine traditionnelle, donc par cette occasion, nous allons apprendre aux participants comment communiquer sur les réseaux sociaux », a-t-il déploré.

Pour lui, un tradipraticien exemplaire ne donne jamais des remèdes qui peuvent nuire à la santé d’une personne voire lui coûter la vie. Il a fait savoir qu’un médecin traditionnel maîtrisant son travail peut même parfois soigner la pauvreté qui est aussi considérée comme une maladie selon lui.
Au cours de cette conférence, il sera appris au participants, comment enlever l’arbre, comment le préserver pour qu’il tient en vie, comment planter les arbres qui servent dans la médecine traditionnelle et la façon de mettre des étiquettes sur les produits finis, également la manière de conserver les produits en siro pour qu’ils ne se détériorent pas.

Selon Manegre Naaba Sanèm, président de la Fédération des Trapraticiens du Burkina, le constat fait par les populations par rapport au coût élevé des soins traditionnels est dû à la manque des plantes médicinales qui disparaissent de plus en plus.
Pour lui, il faut parcourir de longues distances pour avoir certaines plantes indispensables au traitement de certaines maladies. Cette réalité constitue selon lui, un défi majeur pour les tradipraticiens dans l’exercice de leur fonction.

Quant au SonKoglog Naaba Sigiri, président du réseau des tradipraticiens de la région du kadiogo, les médecins traditionnels doivent faire preuve de clémence pour les malades qui n’ont pas assez de moyen pour se procurer des médicaments.

« Lorsqu’un malade vient nous voir, on doit l’accueillir avec patience et sagesse, même si la personne n’a pas suffisamment d’argent, les vœux que cette dernière va formuler lorsqu’elle recouvre la santé sont très importants », a-t-il imploré. Pour lui, rien ne vaut la santé.




