Transfert d’argent : Près de 2 milliards de dollars de perte pour l’Afrique, l’an

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Les transferts de fonds opérés par la diaspora vers l’Afrique coûtent 1,8 milliards de dollars par an selon un rapport publié mercredi 16 avril 2014 par l’ONG britannique, Overseas Development Institute. 

Ce montant représente les frais des opérations imposés par les sociétés de transfert MoneyGram et Western Union. L’ONG britannique dénonce les frais très élevés pratiqués sur les transferts effectués par les Africains de l’étranger.  Une situation due au manque de concurrence.

« L’Afrique subsaharienne est la région la plus pauvre au monde mais elle essuie les frais de transfert les plus élevés. Ils sont en moyenne de 12 % sur les transferts de 200 dollars américains, ce qui équivaut quasiment au double de la moyenne mondiale », selon ce rapport.

Les calculs sont faits sur l’écart entre les frais de virement appliqués à l’Afrique et ceux en vigueur dans d’autres régions, ainsi que sur l’objectif international du G8 et G20 de réduire les frais à 5 %.

Les transferts de fonds de diaspora vers l'Afrique coûtent près de 2 millions de dollars l'an.
Les transferts de fonds de diaspora vers l’Afrique coûtent près de 2 millions de dollars l’an.

Ces taux très élevés impactent négativement sur le développement en Afrique et fragilisent le lien vital de centaines de familles, les ressources transférés étant pour la plupart investis dans l’éducation, la santé et la construction d’un avenir meilleur.

Si cette somme n’était pas perdue en frais de transfert d’argent, elle permettrait de financer la scolarisation de quelque 14 millions d’enfants, soit presque la moitié des enfants non scolarisés en Afrique subsaharienne, et de fournir de l’eau potable à 21 millions de personnes.

Sur le sujet, Western Union a affirmé gagner en moyenne 5 à 6 % sur les sommes envoyées à travers le monde, et soutient que les taux sont fonction des pays à cause d’un certain nombre de facteurs, comme les coûts de protection du consommateur, les taxes locales ou la volatilité des taux de changes.

Boureima LANKOANDE pour Burkina 24

Sources : france24

There are 2 comments

  1. depuis la vous etiez au courant de ces frais exorbitans.merci ch?res auteurs et dites a ces bandes de dirigeants africains de lever l’urgence.

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