Simon Compaoré: «Notre administration a besoin d’être secouée »

Le ministre d’Etat, ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité intérieure a rencontré cet après-midi du 22 février 2016 le personnel dudit ministère au Centre national des Arts du spectacle et de l’audiovisuel (CENASA). Objectif, leur décliner les interdits et ce qui est toléré pour qu’ensemble ils puissent évoluer « correctement » et exécuter avec « diligence » la mission à eux confiée.

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Simon Compaoré s’exprime à nouveau sur les retards

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« On a besoin de tout le monde »

Simon Compaoré a d’abord fait comprendre à ses collaborateurs combien leur contribution était importante pour la bonne exécution de la tâche qui leur incombe à tous.

Cadre, cadre moyen, cadre subalterne, secrétaire, agent de liaison, chauffeur, « votre contribution est requise pour que nous puissions atteindre les objectifs à nous assignés par les plus hautes autorités de ce pays. Donc, on a besoin de tout le monde. Pas seulement les cadres, mais tout le monde », leur a signifié le premier responsable du département.

De l’importance de tous dans la chaîne

« Sentez-vous importants dans les différents maillons de la chaîne », a dit Simon Compaoré. Et pour cela, il leur a signifié que chacun se doit d’être « conscient » qu’il a une contribution à donner. Selon lui, c’est seulement ainsi « qu’on peut se réclamer des victoires mais aussi des échecs ». Toutefois, il a insisté sur les victoires, parce  qu’il n’aime pas les échecs, dit-il. « Je veux vaincre. Je veux gagner toutes les batailles que j’engage », déclare-t-il.

A ceux qui mettent la main où ils ne doivent pas le faire, Simon Compaoré n’aura pas d’état d’âme à leur endroit. « C’est clair. Moi, je n’ai pas d’état d’âme, nous n’avons pas d’état d’âme », a-t-il dit. Pour illustrer ses propos, le ministre s’est saisi de la main gauche de son voisin de droite et l’a mise dans la poche de son Faso DanFani. « Moi, je porte mon boubou là. Et si sa main se retrouve dans ma poche, c’est quoi ? C’est mon boubou », s’est exclamé le ministre d’Etat.

Travailler bien et vous serez récompensé

Les agents du ministère

Seul le travail « bien fait » importe pour le ministre de l’administration territoriale.  « En ce qui nous concerne, si tu es capable de faire bouger les lignes, nous on est d’accord avec toi. Tu viens de l’Est, de l’Ouest, du centre, du Nord, du Sud, on s’en moque », a déclaré le Simon Compaoré. C’est selon lui le critère le plus important. « Le reste, ça ne compte pratiquement pas », ajoute-t-il.

Mais avant, Simon Compaoré souhaite mettre de l’ordre et dépoussiérer l’administration. « Notre administration a besoin d’être secouée. Il y a beaucoup de poussière », dit-il. Et pour marquer son passage, il souhaite une seule chose à la fin de sa mission. Qu’à la fin, tous puissent dire « ensemble, nous avons gagné ».

Oui Koueta

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Oui Koueta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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