« Apporter des réponses aux attentes des populations » depuis le perchoir : Le cap d’Alassane Sakandé

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Un discours-hommage à son prédécesseur et mentor Salifou Diallo. C’est la caricature à faire du discours d’Alassane Bala Sakandé, nouveau président élu de l’Assemblée ce vendredi 8 septembre 2017. La deuxième personnalité de l’Etat prend « l’engagement de rattacher [s]on action à la vision politique de [s]on devancier ». Une vision qui se résumerait à « l’esprit d’inclusion, de cohésion, la culture du résultat et la quête permanente de l’intérêt général ».

Le parti du nouveau président élu de l’Assemblée nationale avec un total de 104 voix « pour » compte MPP 55 députés. Un nombre loin de réunir uniquement les 70 voix incluant celles des alliés de l’UNIR/PS (05) du NTD (03), du PAREN (02), du PDS Metba (01), du NTD (01), de l’OTD (01), du MDA (01) et du RDS (01). « J’ai compris ce message parce que le nombre qui est affiché ici n’est pas le nombre de la majorité et j’en tiendrai compte », a commenté Alassane Bala Sakandé une  fois installé dans ses fonctions de président du parlement par Bénéwendé Stanislas Sankara, jusqu’alors premier vice-président.

Le vote aura été marqué aussi par 02 bulletins nuls, 19 abstentions, et 02 contre. Le président élu qui annonce vouloir aller « au-dessus des partis, des forces politiques, des clans et des intérêts partisans » a déclaré avoir « compris » également le message que contiennent ces options de vote. Des options qu’il entend travailler à éviter de telle sorte que « si dans un mois, il y avait une élection, ils allaient voter contraire ».

Tel « un enfant qui apprend à marcher » sans s’écarter pour autant du chemin tracé

Dans son discours-hommage d’environ neuf minutes, Alassane Sakandé a consacré la majorité de ses mots à Salifou Diallo qui a passé près de deux années à la tête du parlement et dont l’action aurait à ses yeux « inexorablement valeur de référence dans l’histoire parlementaire » du pays. Lui qui aurait voulu une Assemblée  « consensuelle » au-dessus des partis, des forces politiques, des clans et des intérêts partisans et en faire un instrument de justice social et de protection des plus faibles. Il a dressé le portrait d’un homme qui dit-il, a donné un cap, dessiner un horizon, préfacé une vision et impulsé une dynamique. Quant à lui, il a fait « le serment de marcher avec (les députés) dans les sillons tracés », et a pris « l’engagement de rattacher [s]on action à la vision politique de [s]on devancier ».

Alassane Sakandé qui remplace son mentor se compare à « un enfant qui apprend à marcher ». Et comme tel, il n’exclut pas qu’il pourrait trébucher, tituber, tomber même peut-être. « Mais jamais, je ne m’écarterais de la voie ouverte par celui dont le souvenir fondera mon action », a-t-il promis. Sans s’éloigner du nombre de voix qui font de lui le président du parlement, il tend la main à l’ensemble des députés « sans distinction d’appartenance politique ou idéologique afin de relever le pari d’une législature qui saura apporter des réponses aux attentes des populations ».

Les attentes des populations, c’est aussi et surtout l’amélioration de l’offre sécuritaire. Le 1er novembre prochain, cela fera un an que l’annonce de la soumission d’une loi de programmation militaire 2017-2027 (en présence de Salifou Diallo) aura été faite par le Président du Faso alors ministre de la défense. « Cet impératif, a caricaturé le nouveau président du parlement, passe par l’esprit d’inclusion, de cohésion, la culture du résultat et la quête permanente de l’intérêt général ».

Oui KOETA avec Yasmine Sanon (stagiaire)

Burkina24

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