Burkina : L’OCADES pour des journalistes « sapeurs-pompiers »

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Des journalistes du Burkina Faso ont pris part à une formation sur la gestion du conflit et la communication non violente. Formation organisée par l’OCADES et modérée par le coordonnateur national du WANEP Burkina (Réseau ouest africain pour l’édification de la paix), Boris Somé. C’était du 06 au 08 juin 2018 dans l’enceinte de l’OCADES.

Le Burkina Faso connait des mutations socio-politiques et sécuritaires qui ont des répercussions sur la cohésion sociale, la paix et l’unité nationale : attaques terroristes, conflits entre agriculteurs et éleveurs, incivisme.

C’est fort de ce constat que l’OCADES en tant qu’association d’utilité publique, a initié  une formation à l’endroit des journalistes du Burkina. Ces derniers à leur tour, joueront dans le processus de transformation des mentalités et de changement de comportement sur les questions de cohésion sociale, de prévention et de gestion des conflits, reste convaincu le secrétaire de l’OCADES, Abbé Constantin Séré.

Ils sont au total 40 journalistes venus des quatre coins du Burkina à avoir participé à cette formation pour renforcer leurs connaissances sur les questions de conflits et de cohésion sociale et de communication non violente.

Le formateur, Boris Somé s’est attelé pendant les trois jours à faire ressortir les caractéristiques ou les aptitudes que le journaliste devrait avoir pour traiter les questions sécuritaires et comment avoir une communication non violente pendant les situations de crise. Sur comment avoir une communication non-violente, Boris Somé a fait remarquer que deux langages sont connus. Il y a le « langage de chacal » qui favorise la violence, blâme, dénigre, culpabilise. Avec ce langage, il impossible d’avoir un dialogue à même d’arriver à résoudre un conflit. Le « langage de girafe« , lui est recommandable dans la résolution des conflits. Cette manière de communiquer, est un art de dialogue fondé sur l’empathie et l’authenticité.

Les participants à la formation sont unanimes. Elle s’est passée dans une bonne ambiance et ils en sont sortis mieux outillés. Hamidou Zango de la radio Savane FM, un des participants à la formation, a retenu que le journaliste peut être un pyromane ou un sapeur-pompier. Et que lui opte pour être un sapeur-pompier et un médiateur pour la résolution de la crise.

Irmine KINDA

Burkina24

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