Marche contre l’IUTS à Houndé : « Le gouvernement doit faire machine arrière »

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Les différents mouvements syndicaux du secteur public de Houndé ont battu le macadam ce samedi 7 mars 2020 pour protester les prélèvements de l’IUTS sur leurs primes et indemnités.

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Chants, slogans, pancartes… Tous les moyens étaient bons ce samedi matin pour les militants des syndicats à Houndé.

En effet, l’application de l’IUTS sur les primes et indemnités des fonctionnaires est mal vécue par les syndicats. Et à l’appel de leurs coordinations respectives, les militants des différents syndicats entendaient à travers ce débrayage contraindre le gouvernement à faire machine arrière.

« Le gouvernement a opéré un passage en force en appliquant l’IUTS sur les primes et indemnités, alors que le dialogue n’a pas été rompu« , s’indigne le porte-parole des différents syndicats de Houndé, Adama Traoré qui ajoute que le gouvernement a préféré faire l’équité en faisant « des sanctions sur les primes et salaires au niveau du public« .

Selon lui, l’explication du gouvernement selon laquelle, c’est par souci d’équité avec les travailleurs du privé que l’IUTS est appliqué sur les primes et indemnités des agents du public ne tient pas.

De l’avis de Adama Traoré, l’équité peut s’obtenir autrement. « Si on supprimait l’IUTS sur les primes et indemnités au niveau du privé, ça aussi c’est l’équité« , signale-t-il.

Mais un autre sujet qui fâche ce responsable syndical, c’est le fait que le  » gouvernement ne dit pas la vérité« .
« Dire à la population que les fonctionnaires ne paient pas l’impôt c’est un mensonge assez grossier, c’est à la limite de la sorcellerie« , s’offusque-t-il.

Selon lui, les fonctionnaires paient déjà l’impôt sur le salaire indiciaire. Toujours est-il que les syndicats à travers cette grande mobilisation entendent contraindre le gouvernement à changer d’avis. « Vous avez vu la mobilisation. Les gens sont sortis parce qu’ils ne sont pas contents. Et nous pensons que le gouvernement va faire machine arrière« , espère Adama Traoré.

A en croire ce responsable syndical, à la demande du Secrétariat général de la CGT-B, Bassolma Bazié d’opérer des « frappes stratégiques, chirurgicales et précises »,  le mot d’ordre est bien suivi à Houndé à travers le boycott de certaines activités.

Maxime KABORE
Burkina 24

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