Déplacés au Burkina Faso : Le Conseil économique et social se penche sur ce drame silencieux

La première session ordinaire du Conseil économique et social a été ouverte ce mardi 26 mai 2020 à Ouagadougou sous le thème : « Gestion de la crise humanitaire dans le contexte d’insécurité au Burkina Faso : Quelles stratégies pour une meilleure résilience des personnes déplacées internes ? ». Une crise sécuritaire qui fait l’actualité au Burkina depuis 2015.

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De plus de 37 367 personnes déplacées recensées en décembre 2018, le Burkina a enregistré  41 968 en janvier 2019, selon le rapport du bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), dans la seule région du Sahel. Selon l’estimation du CONASUR, 780.000 personnes avaient été contraintes de fuir leur domicile du fait des violences, dont 61.85% d’enfants. Des chiffres qui croissent de jour en jour.

« L’aggravation sans précédent de cette situation a engendré des besoins humanitaires accrus, des niveaux d’insécurité alimentaire et de malnutrition élevés. Le nombre de personnes ayant besoin d’une assistance humanitaire est passé de 1,5 million en décembre 2019 à 2,2 millions en janvier 2020 », explique Moise Napon, président du Conseil économique social (CES).

Il ajoute qu’avec la venue de la pandémie du COVID-19, la question des déplacés internes est mise au second plan. C’est pourquoi, selon lui, le CES a décidé de se pencher sur ce drame qui hypothèque la vie de milliers de citoyens et auquel, il faudra trouver des solutions adéquates.

« Je voudrais féliciter l’ensemble des acteurs pour tout ce qui a déjà été mené, et les inviter à se mobiliser davantage pour soutenir la lutte contre le terrorisme, apporter soutien et réconfort aux personnes déplacées internes et observer tous les gestes barrières du Covid-19 », confie Moise Napon.

Et la présidente de la commission des affaires institutionnelles et de la bonne gouvernance Fatimata Legma, d’ajouter que le CES a voulu conformément à sa mission, proposer des stratégies innovantes et formuler des recommandations pour une prévention et une gestion efficace de la crise humanitaire et une meilleure résilience des personnes déplacées au Burkina Faso.

Saly OUATTARA

Burkina24

 

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