Ici Au Faso : « Djo le rapide », l’atypique humoriste caricaturiste

Abdoulaye Savadogo, alias « Djo le rapide », est un Artiste humoriste, qui a suivi une formation de cinq ans dans le domaine de l’humour en Côte d’Ivoire. Une fois rentré au Burkina Faso, en 2016, sa carrière professionnelle débutera l’année suivante. En manque de spectacles du fait de la situation sécuritaire, et dans la crainte de laisser orphelins ses abonnés et fans, le jeune humoriste surfera sur la vague en caricaturant des personnes assez publiques. Ce qui, contre toute attente, plait bien aux internautes… 

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« Djo le rapide »
« Djo le rapide », Artiste-humoriste, nous a reçus dans la boutique d’un de ses proches, non loin du grand rond-point de Tampouy.

   Quelles sont vos motivations en caricaturant les personnages ?

Je suis un humoriste et actuellement, dans le domaine du showbiz, c’est un peu difficile d’avoir des scènes avec la situation du pays (situation sécuritaire, ndlr).

Aussi, je dois animer ma page Facebook pour égayer mes abonnés. C’est tout ça réuni qui a fait naitre l’idée de caricaturer les gens.

Comment se fait le choix des personnes…y-a-t-il une entente préalable ?

Souvent ça vient de moi. Souvent ça vient de mes proches. Souvent ça vient de mes abonnés… Non, je n’informe personne. Tu te réveilles un matin et ta photo est partout sur les réseaux sociaux.

Le plus souvent, quelle est la réaction des personnes caricaturées ? 

Ça leur fait plaisir. C’est un truc amusant en fait. Lorsque je fais ça, ce n’est pas pour me moquer de la personne ; c’est une manière à moi de faire la publicité de la personne.

Combien de temps vous faut-il pour une caricature de ce genre ?

Il me faut en moyenne trois minutes pour caricaturer une personne. Mais il faut dire que ça dépend des dessins. Il y a des dessins qui sont compliqués hein ! Mais quand ce sont des dessins simples, trois minutes. Quand c’est un peu compliqué, cinq minutes.

« Djo le rapide », pourquoi et quelle signification ?

Djo le rapide, ça ne signifie pas grand-chose. Le surnom vient d’un rôle que j’ai interprété dans la série de mon formateur en Côte d’Ivoire. Quand est venue l’idée de voler de mes propres ailes, j’ai décidé de garder ce surnom.

Quel message voulez-vous faire passer au travers de vos caricatures ?

Je veux faire comprendre qu’en dehors d’une scène, on peut faire rire une personne. Le Burkina a des difficultés donc, il va falloir qu’on laisse les querelles de côté pour vraiment s’amuser, s’épanouir.

Parlez-nous de votre spectacle en préparation !

Je suis de Ouahigouya. Je fais des spectacles un peu partout ailleurs, mais je n’en ai jamais fait à Ouahigouya. C’est même un spectacle que les habitants de la ville ont réclamé. Le spectacle est prévu pour le 27 mars 2022 à partir de 20h dans la salle de la mairie de Ouahigouya.

C’est un One man show pour un peu changer la mine des habitants. Le prix de participation est fixé à 2 000 et 3 000 F CFA. Une partie de notre gain sera reversée aux Personnes déplacées internes (PDI) de la ville. Nous, humoristes, nous sommes les anges gardiens de tous ceux qui sont tristes.

Propos recueillis par Tambi Serge Pacôme ZONGO

Burkina 24 

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