tribune I « Marche du 27 mars : Faut-il remplacer une armée étrangère par une autre ? »

Ceci est déclaration du Mouvement citoyen pour la démocratie (MCD) sur le débat de la rupture de la coopération avec l’armée française au profit de la Russie dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Depuis l’avènement des nouvelles autorités au Burkina Faso le 24 janvier 2022, le débat sur l’opportunité d’une continuation de la coopération militaire entre notre pays et la France fait couler beaucoup d’encre et de salive.

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En prenant pour justificatifs des causes objectives que subjectives, des compatriotes réclament la révision totale des accords de coopération militaire avec la France. Mieux, ces derniers exigent ici et maintenant le départ des troupes françaises sur le territoire Burkinabè. Comme solution au départ de l’armée française, les mêmes compatriotes réclament à cor et à cri la présence de l’armée russe sur notre territoire national.

Le débat sur la question a atteint son paroxysme à tel enseigne que des Burkinabè s’apprêtent à travers une marche meeting à demander officiellement aux nouvelles autorités de sceller un accord de coopération militaire avec la Russie marquée par le départ immédiat de l’armée française de notre territoire.

Notre pays le Burkina Faso étant actuellement à la croisée des chemins, il sied sur des questions capitales qui engagent l’existence de la patrie de se poser les bonnes questions sans passion. Une armée étrangère uniquement a-t-elle déjà véritablement permis à un pays de remporter une guerre sur son territoire ? Est-il judiciable de remplacer sur son territoire une force armée étrangère par une autre ?

En vérité l’histoire des nations nous enseigne que seuls les peuples déterminés arrivent à sauver leurs pays de l’envahissement des forces austères et destructrices. Le cas de l’Algérie est une parfaite illustration. Pour être plus explicite, il n’appartient pas à la France, la Chine encore moins la Russie de venir sauver le Burkina Faso de l’hydre terroriste. La lutte pour la libération du territoire national doit être une affaire de Burkinabè d’abord.

Croire que la Russie viendra libérer le Burkina Faso d’un coup de baguette magique est un peu facile. Il est important de ne jamais oublier qu’il n’existe pas d’amitié entre les nations mais uniquement des intérêts.

Aussi, il aurait été  opportun pour les organisateurs de la marche meeting de ce 27 mars de placer cette manifestation sous le sceau de la prise en main totale de la sécurité du Burkina Faso par les Burkinabè. Aucune force étrangère fusse t’elle la plus puissante au monde ne peut sauver le Burkina Faso contre le terrorisme.

De ce fait, nous suggérons aux structures organisatrices de la marche du 27 mars de surseoir à cette activité afin de mieux l’adapter aux besoins de la lutte contre le terrorisme dans les semaines à venir.

Pour le Mouvement Citoyen pour la Démocratie
Sylvain OUEDRAOGO
Porte parole

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Un commentaire

  1. Bonjour.
    Merci pour cette belle analyse très pertinente.
    Gageons que votre analyse éclaire cette jeunesse excitée et inconsciente qui veut mettre la sécurité du Burkina sous tutelle mercenaire.
    Soyons des burkindi dans la vérité et dans l’action pour bouter le terrorisme hors du pays!

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