Burkina : MdM veut que les droits en santé sexuelle et reproductive intégrant la lutte contre les violences basées sur le genre restent une réalité

La coordination générale de l’ONG Médecins du monde France (MdM-F) au Burkina Faso organise du 1er au 4 août 2022 à Ouagadougou, un atelier de formation et de co-construction de la stratégie de plaidoyer sur des droits en santé sexuelle et reproductive (DSSR), pluriannuelle intégrant les violences basées sur le genre (VBG) au pays des Hommes intègres.

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Présente au Burkina Faso depuis 2010, MdM-F s’y est engagée au renforcement du système de santé, à la mobilisation communautaire et au plaidoyer pour l’amélioration des politiques publiques sur des enjeux de promotion et de protection des droits des femmes en général et des Droits et santé sexuelle et reproductive (DSSR) en particulier. Elle travaille également à renforcer les capacités d’agir des filles et des femmes sur ces problématiques tant en contexte de crise et de développement.

Depuis 2020, un projet de réponse d’urgence pour l’accès à des services de santé de qualité des populations affectées par la crise humanitaire et sécuritaire dans la région du Centre-Nord est déployé dans le district sanitaire de Kongoussi.

MdM-F poursuit aujourd’hui, la phase 2 du projet de réduction de la morbidité et mortalité dues au Cancer du Col de l’Utérus (CCU) de 2022 à 2024 et débute la mise en œuvre d’un projet de RESPECT des droits en santé sexuelle et reproductive des adolescent(e)s et jeunes (2021-2026).

Sur le plan du plaidoyer, une dynamique de collaboration avec des partenaires nationaux (État, OSC locales, nationales, leaders religieux et coutumiers) et internationaux a permis à MdM-F d’engranger des résultats considérables pour les DSSR.

Entre autres résultats, l’adoption d’un référentiel « Zéro grossesse en milieu scolaire » par le Ministère de l’Éducation en 2017 ; le respect par le Ministère de la santé en 2017, de la sécurisation des fonds alloués à l’achat des produits contraceptifs en lien avec l’engagement de Londres (FP2020) ; la révision du code pénal en 2018 qui a permis la levée de barrières à l’accès à l’avortement notamment pour ce qui concerne entre autres la rallonge du délai d’accès à l’avortement de 10 à 14 semaines pour les cas de viol et d’inceste ; l’obtention de la gratuité de la planification familiale en 2019 ; l’introduction dans le calendrier vaccinal national de la vaccination contre le virus responsable du Cancer du Col de l’Utérus en 2021, …

Depuis novembre 2021, au regard des nouveaux enjeux de plaidoyer portant sur les politiques de santé et sur la crise humanitaire au Burkina Faso, MdM-F a travaillé sur la proposition d’une nouvelle stratégie de plaidoyer pluriannuelle pour la période 2022-2026 sur la base d’une dynamique interne et externe de concertation sur des priorités identifiées.

C’est dans la poursuite de cette dynamique de travail en coalition avec les organisations locales et nationales, de renforcement des capacités des partenaires pour la définition d’un positionnement commun que cet atelier de formation et de co-construction de la stratégie de plaidoyer de la mission s’inscrit.

Il a pour but d’harmoniser et de coordonner les approches pour un meilleur impact et un meilleur alignement du plaidoyer sur des droits en santé sexuelle et reproductive (DSSR) sur le nexus développement-humanitaire.

Oumarou Bouba Bacharou coordonnateur général du MdM au Burkina

Oumarou Bouba Bacharou, Coordonnateur Général de MdM-F au Burkina Faso a précisé qu’au cours de cette session, son organisation va travailler avec ses partenaires de la société civile afin de parvenir à une stratégie commune de plaidoyer sur des droits en santé sexuelle et reproductive en intégrant les violences basées sur le genre.

« Le résultat attendu serait de sortir de cet atelier avec une stratégie commune de plaidoyer pour vraiment agir sur la promotion des droits à la santé sexuelle et reproductive intégrant la thématique Violences Basées sur le Genre (VBG) qui figure parmi les enjeux majeurs de la société et de la population du Burkina Faso », a confié le Coordonnateur Général de Médecins du monde France au Burkina Faso.

Par ailleurs, Oumarou Bouba Bacharou a souligné des avancées dans le partenariat qui lie MdM-F et le gouvernement du Burkina Faso. Ce partenariat à l’entendre s’est renforcé en 2021, avec plus d’actions en faveur du droit à la santé des populations en contexte de crise, notamment grâce au projet « Santé et droit » co-financé par Affaire Mondiale Canada et Médecins du Monde pour lequel le ministère en charge de la santé est lead.

Il a noté aussi le projet de lutte contre le cancer du col de l’utérus co-financé par Médecins du monde et l’Agence Française de Développement dans le cadre de ce partenariat. Selon le Coordonnateur Général de Médecins du Monde au Burkina Faso, la situation sécuritaire du pays empiète beaucoup sur leurs actions et leurs zones d’intervention.

Oumarou Bouba Bacharou a terminé son propos en émettant le souhait de voir le partenariat entre MdM-F et ses partenaires du Burkina Faso s’enraciner davantage pour que les droits en santé sexuelle et reproductive intégrant la lutte contre les violences basées sur le genre restent une réalité au Pays des Hommes intègres.

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