Insurrection populaire de 2014 : « On veut nous punir de ça justement » (André Tioro)

L’Union Générale des Étudiants Burkinabè (UGEB) a tenu un conseil syndical ordinaire, les 7, 8, 9 et 10 septembre 2022 à Ouagadougou. Ces quatre jours d’activités ont porté sur la thématique : « Comprendre la situation nationale et ses enjeux ». 

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« Le conseil syndical pour nous symbolise un cadre de débat démocratique, c’est une instance statutaire de notre organisation, qui a pour mission de vérifier à mi-parcours la mise en œuvre des recommandations qui ont été dégagées à l’occasion du congrès passé », relate d’entrée Fousseni Sourabié, président de l’UGEB.

Fousseni Sourabié, président de l’UGEB.

Une occasion pour l’UGEB de mener une critique et naturellement s’orienter en attendant les congrès futurs. Ainsi donc, une thématique qui se penche sur la situation nationale a tenu en haleine les sympathisants : « Comprendre la situation nationale et ses enjeux ».

« Nous avons voulu choisir ce thème pour permettre à tous les participants à la conférence publique de comprendre mieux la situation nationale. Parce que nous pensons que si nous comprenons mieux la situation nationale cela nous amènera à adopter des attitudes qui puissent nous permettre de savoir quelle est également la position que nous devrons avoir, et quelles sont les perspectives que nous devons dégager, pour faire face à cette situation nationale », renseigne-t-il.

« L’unité de notre pays est possible malgré le fait qu’on soit 60 nationalités qui composent ce peuple »

« L’unité de notre pays est possible malgré le fait qu’on soit 60 nationalités qui composent ce peuple », lance André Tioro, président de la section MBDHP du Houet, et paneliste. De son avis il salue la pertinence  de ce thème, qui interpelle plus d’un.

« Dans l’histoire récente, j’ai convoqué 1966, décembre 1975, mais surtout les 30 et 31 octobre 2014, et le résistance de septembre 2015, qui montrent qu’il y a des ressorts dans ce peuple. Une des raisons pour lesquelles tous les vrais ennemis de ces peuples nous en veulent, c’est que notre peuple a pu réaliser l’insurrection, qui a été un exemple souligné en Afrique de l’Ouest et dans le monde. 

On veut nous punir de ça justement. Cet esprit de résistance, de révolte qui n’est pas basé sur le néant, parce que c’est des gens qui sont organisés comme ces jeunes étudiants. Un peuple uni est invincible, la situation peut être catastrophique mais notre peuple va sortir victorieux de cette situation », soutient André Tioro.

A travers ces conférences publiques, l’Union Générale des Étudiants du Burkina entend enseigner aux participants les méthodes à appliquer en ces temps difficiles, car pour elle, l’implication de tous est nécessaire dans ces périodes.

Sié Frédéric KAMBOU

Burkina 24

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