Le réseau de périnatalogie de la région du centre pour lutter contre les risques liés aux grossesses

Le mercredi 16 novembre 2022 a marqué la clôture de l’atelier de validation du plan stratégique du réseau de périnatalogie de la région du centre. Cet atelier avait pour but de contribuer à baisser le taux de mortalité des mères et des nouveaux nés. 

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Il n’est pas rare de voir des complications au niveau des grossesses ou encore pendant les accouchements. Si ce n’est la maman qui perd la vie, c’est le nouveau-né qui subit ses premiers coups de la vie.

Comment faire pour pallier ce problème qui ne cesse d’implanter ses racines, c’est dans ce sens que le réseau de périnatalogie de la région du centre a jugé opportun d’initier des ateliers d’échange, pour coordonner les actions dans une démarche stratégique.

Dr Paul Ouédraogo, coordinateur du réseau de périnatalogie de la région du centre

« On sait que c’est une question très sensible, la question des décès des femmes qui vont pour donner la vie et ça se passe mal, il y a des décès. Des enfants qui naissent ils ont des problèmes on doit les amener dans un autre centre, les familles ne savent pas où aller, souvent les gens se promènent dans la rue, les enfants sont très petits, ils arrivent souvent refroidis et dans des situations extrêmes, l’équipe les reçoit, on essaye de faire quelque chose mais souvent ces enfants décèdent…

Donc, ces genres d’évènement qu’on a vus plusieurs fois, des plaintes autour de cette question, autour des accouchements et de la santé des nouveaux nés, des prématurés », informe d’entrée le Dr Paul Ouédraogo, coordinateur du réseau de périnatalogie de la région du centre.

Selon l’OMS, 60% de ces problèmes sont liés à la qualité des soins, à entendre Paul Ouédraogo. Ce faisant, il fait savoir que des mesures seront prises pour lutter contre le fléau. Une note de satisfaction est attribuée après ces trois jours d’échange.

« Je suis satisfait, parce que nous avons pu finir le travail dans son ensemble. Maintenant il  y a un travail de toilettage qu’il faut faire pour finaliser le document, mais dans l’ensemble on a pu parcourir tout le document et vraiment nous accorder sur ce qui est prioritaire. On était content de voir que les gens sont restés accrochés du début jusqu’à la fin », a-t-il ajouté.

« Si le réseau n’existait pas, il fallait vraiment le créer »

« Si le réseau n’existait pas, il fallait vraiment le créer », lance dame Zoungrana Adelaïde, conseillère de la santé à la direction régionale de la santé du centre. De ses propos, elle soutient que la mortalité maternelle et néonatale reste élevée malgré les différentes stratégies. Cependant, elle invite à s’interroger sur les mesures à prendre pour résoudre le problème.

Pour donc relever ces défis, dame Zoungrana pense « qu’il faut que les acteurs travaillent ensemble, c’est-à-dire qu’il y ait une communication de part et d’autre. Qu’il y ait un réseau qu’on puisse par exemple lorsqu’on veut référer un enfant ou une femme que la structure d’accueil soit déjà informée pour que quand la femme va arriver ou quand le bébé va arriver, qu’ils aient des conditions qui sont déjà remplies pour son insertion ».

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un processus qui existe depuis quatre ans. Nombreuses sont les actions menées dans ce cadre. La Fondation Chiesi en plus d’être un bailleur est un partenaire technique qui accompagne le réseau de périnatalogie de la région du centre, depuis maintenant quatre ans.

Sié Frédéric KAMBOU

Burkina 24

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