Saïdou Maïga : « En rentrant à la mairie de Falagountou, j’étais plus riche qu’en ressortant »

L’ex maire de la commune rurale de Falagountou, Saïdou Maïga, s’est prononcé le mercredi 16 novembre à Ouagadougou sur la situation nationale et sa gestion du conseil municipal « décriée » par certains. 

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La commune rurale de Falagountou, localité située à 50 km au nord de Dori, chef-lieu de la région du Sahel, vit dans l’insécurité depuis plusieurs années. Les écoles dans la commune sont fermées ainsi que le CSPS sauf le centre médical de Falagountou qui a été repris par des volontaires de la santé.

Saïdou Maïga ancien ministre de l’environnement dans la transition passée et ex maire de la commune rurale de Falagountou de 2016 en décembre 2020, s’est prononcé sur la situation nationale. « L’Etat a abandonné la commune de Falagountou, mais c’est un cas de force majeure. Il est très difficile de rejoindre Falagountou en passant par Dori par la route », a relevé Saïdou Maïga. Cependant, il est resté confiant avec l’arrivée des nouvelles autorités notamment avec le recrutement des volontaires pour la défense de la Patrie (VDP).

…on peut faire face à la menace terroriste.

« Le Capitaine Traoré a eu le courage de dire publiquement ce qu’il pense, de ce qu’il a constaté et de mettre le doigt sur la plaie. En nous laissant chacun avec sa conscience, en nous invitant à mieux faire et mieux nous unir pour faire face à cette situation. La situation est grave, une bonne partie du territoire n’est plus maitrisée par nos autorités.

Ce n’est pas une situation nouvelle. Ce qui est nouveau, c’est vraiment la volonté de combattre. De plus en plus on voit nos FDS qui tendent des embuscades aux terroristes ce qui ne se faisait pas avant. On avait demandé aux autorités de déclarer la guerre populaire généralisée. 

En lançant le recrutement de 50 000 VDP, soit au moins 100 par commune, on tend vers cette situation. Si ces VDP sont réellement formés et équipés, on peut faire face à la menace terroriste. C’est une certitude. Nous sommes sur la bonne voie », a-t-il réagi sur les propos du capitaine Ibrahim Traoré.

Saïdou Maïga, ex maire de la commune rurale de Falagountou,
Saïdou Maïga, ex maire de la commune rurale de Falagountou

Par ailleurs, revenant sur sa gestion du conseil municipal « décriée » par certaines personnes, il a souligné que le plan communal de développement (PCD) adopté pour la période 2018-2022 a été évalué à plus de 13 milliards de FCFA.

Selon l’ex maire, pour financer ce référentiel de développement, le conseil municipal avait organisé une table ronde des bailleurs de fonds. Saïdou Maïga a indiqué qu’il est venu trouver une commune à la traine et pauvre.

« J’ai pu mobiliser des ressources pour mettre à la disposition de cette commune. J’ai rendu cette commune ambitieuse. Quand on m’installait en 2016 le budget de la commune était à 152 millions de FCFA. Mais nous sommes passés à plusieurs milliards maintenant. Comme la commune est devenue riche, ça aiguisé des appétits politiques », a-t-il insisté.

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A l’écouter, toute personne qui aurait des griefs contre sa gestion de la commune peut prendre attache avec les services compétents. « Je suis disponible. Je suis prêt à faire face à qui que ce soit pour expliquer ma gestion. Nous avons une tutelle administrative et une tutelle financière, ces personnes peuvent prendre attache avec ces structures. Moi, j’ai hâte d’être entendu par les autorités qui le veulent bien. J’ai hâte de m’adresser à la Cour des comptes et à l’ASCE-LC. 

Je n’ai absolument rien à cacher. Mes déclarations d’intérêts de patrimoine sont là. En rentrant à la mairie de Falagountou, j’étais plus riche qu’en ressortant. Ce sont des faits qui sont là, mes comptes bancaires sont là. Aujourd’hui je suis pratiquement endetté après avoir géré des milliards et des milliards. Quelques individus assoiffés de pouvoir qui refusent d’affronter les populations sur le terrain viennent fabriquer du n’importe quoi », a-t-il déclaré, tout en faisant savoir que toute personne qui tentera de vilipender son image, sera conduite au niveau des tribunaux.

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