Burkina Faso : Des enfants plaident pour le respect de leurs droits

Le Bureau international des droits des enfants (IBCR ou Le Bureau) a organisé dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Prévenir et lutter contre les violences sexuelles et sexistes à l’égard des enfants au Burkina Faso 2021-2026 », un plaidoyer des enfants du comité consultatif. Cette cérémonie se voulait une opportunité pour les enfants d’échanger directement avec les leaders d’opinion du système de protection des enfants du Burkina Faso sur les questions les concernant et profiter de l’occasion pour transmettre leurs messages clés. C’était le samedi 21 janvier 2023 à Ouagadougou. 

La suite après cette publicité

Le Bureau international des droits des enfants est une organisation non gouvernementale internationale créée en 1994 et établie à Montréal (Canada). Sa mission est de promouvoir et protéger les droits de l’enfant dans le monde, en renforçant les systèmes de protection de l’enfant et les compétences de celles et ceux qui œuvrent directement auprès des enfants.

A cet effet, a été mis en place le projet « Prévenir et lutter contre les violences sexuelles et sexistes à l’égard des enfants au Burkina Faso » ou « Biig-yi-nere » en langue nationale mooré avec pour clé, une participation plus active et effective des enfants.

Dans le cadre de ce projet, un comité consultatif des enfants a été mis en place en 2022. Le comité est l’organe de gouvernance du projet avec pour principale mission de veiller à ce que les besoins des enfants soient pris en compte dans la mise en œuvre des activités. Ce comité est composé de 30 enfants membres du parlement des enfants, de l’association des enfants et jeunes travailleurs du Burkina, du Clubs-Deekans…

les enfants du comité consultatif
les enfants du comité consultatif

Au cours de cette cérémonie, les enfants du comité consultatif ont présenté leurs messages aux leaders d’opinion et représentants des autorités étatiques, coutumières et religieuses. Les messages ont été présentés sous forme de discours, de lettre, de chanson et de slam.

Les questions de violences, de santé, la question des enfants en situation de rue, la prise en charge des PDI, la question des drogues dans les établissements, les viols, les mariages forcés, les châtiments corporels, la déscolarisation, la marginalisation des enfants vivant avec un handicap, la discrimination, le trafic d’enfant, etc., sont autant de points et de préoccupations qui sont ressortis durant la présentation des messages.

Sako Soumaila, chargé de mission au ministère en charge de l’action sociale et humanitaire a affirmé que les préoccupations des enfants sont toutes légitimes et des actions sont et seront entreprises afin de venir à bout de ces différents phénomènes.

Sako Soumaila, chargé de mission au ministère en charge de l’action sociale et humanitaire
Sako Soumaila, chargé de mission au ministère en charge de l’action sociale et humanitaire

« Nous avons pris note et nous avons pris conscience qu’il faut vraiment que quelque chose soit fait. Je voudrais vous assurer que pour toutes les préoccupations que les enfants ont soulevées, des choses sont déjà faites au niveau des différents départements ministériels que compose notre gouvernement. Nous allons transmettre les préoccupations à qui de droit et des actions vont arriver dans les jours à venir pour renforcer le dispositif que le Burkina Faso a déjà mis en place pour promouvoir et protéger les droits des enfants », a-t-il indiqué.

A entendre la cheffe de projet Ndeye Astou Fall, des actions sont menées sur le terrain avec les enfants, pour leur permettre toujours de se développer et lutter eux-mêmes contre les dangers auxquels ils seront amenés à être confrontés dans leur vie quotidienne.

« Nous avons eu à effectuer avec le comité consultatif, des renforcements des capacités sur les violences sexuelles et sur le suivi-évaluation, à travers une collecte de données. Il y a aussi une trousse de formation destinée aux enfants du processus d’autonomisation et d’autres groupes d’enfants qui sont encadrés par cette association au niveau de nos six zones d’interventions. Les enfants qui sont encadrés sont renforcés en termes de droits, en termes de préventions, mais vont aussi bénéficier de mini projets qui seront subventionnés par IBCR ».  

Ndeye Astou Fall, la cheffe de projet
Ndeye Astou Fall, la cheffe de projet

Pour elle, l’objectif est, à terme, d’amener les enfants à mieux se protéger, à réclamer leurs droits, à être écoutés et à parvenir à pouvoir s’exprimer convenablement.

Flora KARAMBIRI

Burkina 24 

publicite


publicite

Articles similaires

Un commentaire

  1. It is not enough to have laws against abusing children by way of forced marriages, rape, slavery, prostitution, severe punishment, deprivation of education, sexual abuse plus many other inhumane acts we must also enforce those laws. Where those laws are not enforced those failing to enforce laws have no claim to being of good morality.
    Henry Author Price Jr aka Kankan

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page