Ousmane Sonko: « Notre pays a besoin de plus de scientifiques et de techniciens … On ne peut pas construire un développement sur de la littérature seulement »

Dans une intervention, Ousmane Sonko a vivement critiqué le système éducatif africain, qu’il juge inadapté aux réalités du continent, notamment en raison de l’usage prédominant des langues étrangères dès l’apprentissage de base.

Selon lui, un jeune Africain peut perdre entre cinq et huit années de sa scolarité simplement à maîtriser une langue étrangère, au détriment des apprentissages fondamentaux. « Pendant que le jeune coréen, formé dans sa langue maternelle, progresse en mathématiques et en technologie, le jeune africain est encore en train d’apprendre une langue », a-t-il déploré.

L’homme politique estime que l’Afrique constitue une exception mondiale en matière d’éducation. « C’est le seul continent qui alphabétise en langue étrangère », a-t-il affirmé, plaidant pour une généralisation de l’enseignement dans les langues nationales, au moins dans les premières années de formation.

Pour lui, les langues internationales doivent intervenir à un stade plus avancé, afin de favoriser l’ouverture au monde sans compromettre les bases éducatives.

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Au-delà de la question linguistique, Ousmane Sonko pointe également un problème d’orientation du système éducatif africain. Il regrette la faible production de profils scientifiques et techniques, pourtant indispensables au développement.

« On ne peut pas construire un développement uniquement sur la littérature. C’est important, mais largement insuffisant », a-t-il insisté, appelant à une réforme en profondeur pour former davantage de techniciens et de scientifiques.

Pour Ousmane Sonko, la valorisation des langues nationales et la réorientation des filières éducatives constituent des leviers majeurs pour accélérer le développement du continent.

Il appelle ainsi à un changement de paradigme, axé sur le pragmatisme, l’efficacité et l’adéquation entre formation et besoins réels des économies africaines.

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2 commentaires

  1. Ce dont notre pays a d’abord et avant tout besoin, ce sont des dirigeants qui aient une culture politique, un vécu, un passé militant et une vision mais non des apprentis qui ne font pas rêver leur peuple.

  2. C’est rarissime qu’il m’arrive de partager la lus de 120.000 bacheliers en 20pmême vision avec Ousmane SONKO, mais pour un bacheliers une fois je suis d’accord avec lui. Je crains toutefois que cette analyse ne soit pas suivie de mesures pratiques pour inadéquation avec le maintien des orientations en cours. Simple exemple : 16.000 bacheliers en série scientifique sur 160.000 bacheliers en 2025 et on trouve le moyen d’orienter S2 en Aquapêche !!!

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