OTAN : Les États-Unis évoquent une possible suspension de l’Espagne

Les tensions entre Washington et certains alliés européens de l’Otan semblent se durcir. Selon des échanges de courriels internes au département américain de la Défense, révélés vendredi 24 avril 2026, les États-Unis envisageraient plusieurs mesures de pression contre certains membres de l’Alliance atlantique, dont une éventuelle suspension de l’Espagne, rapporte BFMTV.

Cette hypothèse viserait Madrid en raison de son opposition au conflit en Iran et de son refus d’augmenter ses dépenses militaires à hauteur de 5 % du PIB, un objectif désormais soutenu par Washington au sein de l’Otan.

D’après les documents consultés, une telle suspension aurait un impact opérationnel limité sur les activités militaires américaines, mais constituerait un signal politique fort adressé aux alliés européens jugés insuffisamment engagés.

Depuis plusieurs mois, Donald Trump critique ouvertement plusieurs pays européens, qu’il accuse de ne pas contribuer suffisamment aux efforts de défense collective.

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En marge d’un sommet des dirigeants de l’Union européenne à Chypre, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a rejeté ces informations et affiché sa sérénité. « L’Espagne est un partenaire fiable au sein de l’Otan et nous remplissons nos obligations envers l’Alliance », a-t-il déclaré à la presse, avant d’ajouter « Donc, pas d’inquiétude».

Le chef du gouvernement espagnol a également souligné que Madrid ne se base pas sur des échanges d’e-mails, mais sur des positions officielles exprimées par les autorités américaines.

Washington examinerait également d’autres options pour faire pression sur ses partenaires européens. Parmi elles figure une possible réévaluation de la position américaine sur les îles Malouines, territoire britannique revendiqué par l’Argentine.

Ces pistes illustreraient la volonté de l’administration Trump de réduire ce qu’elle considère comme un sentiment d’« acquis » de la part de certains alliés européens.

Cette affaire intervient dans un climat déjà tendu autour de l’avenir de l’Otan. Début avril, Donald Trump avait évoqué avec le secrétaire général de l’Alliance, Mark Rutte, la possibilité d’un retrait américain de l’organisation.

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