TikTok : Le projet à 975 millions $ de Khaby Lame plongé dans l’incertitude

La méga-transaction annoncée entre la star de TikTok, Khaby Lame, et la société Rich Sparkle Holdings suscite de plus en plus d’interrogations dans les milieux financiers, rapporte business insider.
Présenté en janvier 2026 comme un accord historique, ce partenariat devait permettre au créateur, suivi par plus de 160 millions d’abonnés, de monétiser son image à grande échelle tout en ouvrant la porte aux investisseurs particuliers. L’opération reposait sur une fusion avec Rich Sparkle, une entreprise cotée, valorisant l’ensemble à près de 975 millions de dollars.
À l’annonce de la transaction, l’action de Rich Sparkle avait connu une forte hausse, portée par l’engouement autour de cette initiative inédite dans l’économie des créateurs. Mais cet enthousiasme a rapidement laissé place à l’incertitude.
Depuis, le titre a perdu plus de 90 % de sa valeur par rapport à son pic de janvier. Aucun document officiel ne confirme, à ce jour, la finalisation de l’accord, ni la mise à disposition des actions promises à Khaby Lame.
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La situation s’est davantage compliquée avec la décision de certains courtiers de restreindre les transactions sur cette action. C’est notamment le cas de Interactive Brokers, qui a suspendu la négociation du titre, évoquant une réévaluation des risques.
D’autres plateformes, comme Robinhood et Webull, continuent toutefois d’autoriser les échanges. Selon des analystes, ces mesures sont fréquentes pour les actions à faible capitalisation, souvent jugées volatiles et présentant des incertitudes.
Ni Rich Sparkle ni Khaby Lame n’ont récemment communiqué sur l’évolution du dossier. L’influenceur a même retiré toute référence à l’opération sur ses réseaux sociaux.
En effet, l’accord prévoyait notamment le développement d’un avatar basé sur l’intelligence artificielle de Khaby Lame, destiné à générer des revenus via des partenariats commerciaux et des ventes en ligne.
Toutefois, les projections avancées, évoquant plusieurs milliards de dollars de revenus annuels, ont été jugées excessivement optimistes par plusieurs observateurs.
Au-delà du cas Khaby Lame, cette situation met en lumière les risques liés à la financiarisation croissante de l’économie des créateurs. Si ce modèle suscite un intérêt certain, il soulève également des enjeux de transparence, de régulation et de viabilité.
À ce stade, l’accord présenté comme une avancée majeure pour les créateurs de contenu reste entouré d’incertitudes, laissant investisseurs et observateurs dans l’expectative.




