Capgemini dans la tourmente : Le géant français du numérique au cœur de la politique migratoire américaine

Une enquête exclusive de « L’Œil du 20h », diffusée par France Télévisions et publiée le lundi 26 janvier 2026, met en cause les activités de Capgemini aux États-Unis. Le groupe français, poids lourd du CAC 40 et acteur majeur du conseil et des services numériques, est accusé d’apporter un appui technologique stratégique à l’ICE (Immigration and Customs Enforcement), l’agence fédérale chargée du contrôle et de l’arrestation des migrants.

Selon les révélations de l’enquête, Capgemini ne se limiterait pas à un rôle classique de prestataire informatique. L’entreprise aurait conclu avec l’ICE plusieurs contrats d’envergure, dont le montant cumulé dépasserait 300 millions d’euros.

Les solutions développées par le groupe français permettraient notamment d’identifier des migrants présents sur le sol américain afin de faciliter leur interpellation. Une implication directe qui place Capgemini au cœur des politiques migratoires menées sous l’administration de Donald Trump, régulièrement dénoncées par les défenseurs des droits humains.

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L’un des aspects les plus sensibles de ces contrats résiderait dans leurs clauses financières. Outre les montants initiaux, Capgemini pourrait bénéficier de primes de résultat, indexées sur l’efficacité des outils fournis.

Ces mécanismes contractuels laissent entendre que la rémunération du groupe serait partiellement liée au succès des opérations d’identification et d’arrestation menées par l’ICE, soulevant de vives interrogations sur les motivations économiques et éthiques de l’entreprise.

Cette collaboration avec une agence gouvernementale étrangère impliquée dans des missions hautement sensibles place Capgemini dans une position délicate. En tant que fleuron du CAC 40, le groupe est attendu sur des engagements forts en matière de responsabilité sociétale et de respect des droits humains.

Dans un contexte mondial où le rôle des entreprises technologiques dans la surveillance et le contrôle des populations est de plus en plus scruté, ces révélations risquent d’alimenter le débat sur les limites éthiques de l’innovation numérique et sur la responsabilité des multinationales dans l’usage de leurs technologies.

Rédaction B24

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