Tougan : Une rupture collective pour sceller l’unité nationale au Sourou

Dans la soirée du dimanche 15 mars 2026, le Mouvement Patriotique pour le Développement du Sourou a organisé une rupture de jeûne collective, qui a réuni les forces vives de la province. Cette initiative, qui intervient dans un climat national nécessitant une solidarité, visait à renforcer la cohésion sociale et le vivre-ensemble.
La cérémonie a été marquée par la présence de Désiré Badolo, Haut-commissaire de la province du Sourou, entouré des représentants des différentes communautés religieuses. Cette rencontre, tenue en plein cœur de la période du carême chrétien et du jeûne musulman, a servi de tribune pour prôner l’unité nationale.

Lors de son allocution, le Haut-commissaire a insisté sur le rôle pacificateur de la foi. Pour lui, la diversité spirituelle de la région ne doit en aucun cas constituer un frein à l’entente mutuelle.
« Les différentes communautés religieuses sont représentées, signe de notre fraternité et de notre vivre-ensemble. La religion n’est pas un pont pour nous séparer, mais un pont pour nous relier », a-t-il affirmé.

Au-delà de l’aspect spirituel, l’événement revêtait une dimension patriotique. Dans un contexte sécuritaire difficile, l’autorité provinciale a rappelé que l’identité burkinabé doit rester le socle de toute action.
« Nous sommes des Burkinabé, c’est ce qui doit primer sur tout le reste », a martelé Désiré Badolo. Selon lui, cette rupture collective est un acte de promotion du vivre-ensemble, une valeur chère aux plus hautes autorités du pays.

Il a conclu en soulignant que la solidarité est la clé de la résilience face aux défis actuels. « C’est ce qui va nous permettre de faire face à l’adversité. Si nous sommes unis, solidaires, nous pourrions faire face à l’ennemi, d’où qu’il vienne», a-t-il affirmé.
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Akim KY
Burkina 24




