Burkina Faso : L’ANAC lance une formation stratégique sur le management de l’espace aérien

L’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) du Burkina Faso abrite, du 18 au 22 mai 2026, une session de formation dédiée au management de l’espace aérien. Cette initiative vise avant tout à renforcer les compétences des professionnels du secteur aéronautique et à promouvoir une gestion moderne, fluide et sécurisée du trafic aérien national.

Dès l’entame de la session, le directeur général de l’ANAC, Abdoul Aziz Amoussa, a tenu à planter le décor. Il a indiqué qu’avec l’augmentation constante des mouvements d’aéronefs et l’émergence rapide de nouvelles technologies, notamment les drones, une gestion optimisée de l’espace est plus que jamais cruciale. C’est précisément ce qui justifie l’initiation de cette formation spécialisée.

Abdoul Aziz Amoussa, directeur général de l'ANAC
Abdoul Aziz Amoussa, directeur général de l’ANAC

À en croire le premier responsable de l’ANAC, ce programme a pour objectif de renforcer les capacités techniques et opérationnelles des acteurs clés, tout en favorisant la coordination et le partage d’informations.

« L’espace aérien constitue aujourd’hui un véritable carrefour stratégique où se croisent des impératifs multiples : sécurité des vols, fluidité du trafic, souveraineté nationale, défense, activité économique, missions humanitaires et besoin croissant de mobilité.

Dans ce contexte, le management de l’espace aérien ne peut plus être perçu comme une simple activité technique, il est désormais un levier stratégique, de performance, de sécurité et d’intégration des différents acteurs intervenant dans le domaine aéronautique », a-t-il soutenu.

Par ailleurs, le directeur général a rappelé que les défis contemporains auxquels les États de la sous-région sont confrontés exigent un professionnalisme accru, une grande réactivité ainsi qu’une parfaite synergie d’action. De ce fait, la sécurité de l’aviation civile demeure une priorité absolue, car elle ne tolère aucune approximation ni aucun cloisonnement institutionnel.

« Chaque décision prise dans la gestion de l’espace aérien peut avoir des répercussions majeures sur la sécurité des vols, la régularité du trafic aérien et l’efficacité des opérations. D’où la nécessité d’une coordination permanente entre les autorités de l’aviation civile, les services de navigation aérienne, les forces de défense et de sécurité, les exploitants d’aéronefs ainsi que l’ensemble des parties prenantes », a-t-il averti.

En outre, Abdoul Aziz Amoussa a souligné qu’il est indispensable de bâtir un système de gestion résilient, moderne et parfaitement aligné sur les exigences internationales, tout en intégrant les réalités propres à la région ouest-africaine. C’est pourquoi il a exhorté les participants à s’investir pleinement.

« Au regard de ces enjeux, je vous invite à faire preuve d’assiduité, d’ouverture d’esprit et d’engagement afin que les conclusions et les recommandations issues de cette session puissent contribuer durablement à l’amélioration de la gestion de notre espace aérien », a-t-il lancé à l’endroit des participants.

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Dans la même lancée, le secrétaire général de l’AAMAC (Autorités africaines et malgache de l’aviation civile), Louis Bakyono, a enrichi le calendrier de formation.

Il a ainsi annoncé qu’en plus de cette session axée sur le management de l’espace aérien, un autre rendez-vous est programmé du 25 mai au 5 juin 2026. Ce second volet sera, quant à lui, exclusivement consacré aux études de la sécurité aéronautique.

Louis Bakyono, secrétaire général de l'AAMAC (Autorités africaines et malgache de l'aviation civile)
Louis Bakyono, secrétaire général de l’AAMAC (Autorités africaines et malgache de l’aviation civile)

Selon lui, ces sessions successives constitueront non seulement une opportunité majeure de perfectionnement technique, mais aussi un cadre privilégié d’échange d’expériences et de consolidation des meilleures pratiques sectorielles.

« Je demeure convaincu que les connaissances et compétences acquises contribueront au renforcement des capacités techniques de l’ANAC du Burkina Faso, ainsi qu’à l’amélioration continue de la sécurité de l’aviation civile de notre sous-région », a-t-il conclu avec optimisme.

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Aminata Catherine SANOU

‎Burkina 24

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