Burkina : 5 expressions de dirigeants devenues populaires

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On a connu les « sycophantes grabataires » de Cherrif Sy sous la Transition, les « Ablasseries » de Ablassé Ouédraogo pendant la campagne électorale en 2015 et les verbes « léoncer » et « achiller » pendant le putsch de septembre 2015. L’avènement du pouvoir du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) depuis 2016 a aussi généré son lot de nouvelles expressions dont voici 5 qui ont contaminé le langage populaire.

5- « Ils n’ont qu’à aller jouer au football ! »

Cette expression  appartient au Premier ministre Paul Kaba Thiéba. Au plus fort du débat sur la fameuse loi PPP (partenariat public-privé), le Chef du gouvernement, le 3 juillet 2017, a lancé ceci aux opposants au vote de la loi : « Ceux qui veulent nous distraire, ils n’ont qu’à aller se promener, ils n’ont qu’à aller jouer au football. Nous, nous avons du  travail à faire pour le peuple burkinabè». L’expression « ils n’ont qu’à aller jouer au football » n’est pas restée longtemps dans les discours courants, mais elle n’en a pas moins fait jaser.

4- « On s’en fout, point barre ! »

Les députés ont reçu des tablettes du gouvernement. « On n’a même pas lu quelle marque était écrite sur les cartons. Nous, on s’en fout d’où ça vient ! Point barre !». Cette phrase de feu Salifou Diallo, président de l’Assemblée nationale, restera longtemps dans les annales et les propos. « On  s’en fout point barre » avait à l’époque envahi la toile et le langage quotidien. Et a survécu à son géniteur.

3-« Yada Yada »

C’est la marque de Simon Compaoré, ministre de la sécurité. Du moins, si on en croit cette vidéo qui a fait le tour du monde sur les réseaux sociaux dans laquelle le ministre tient une kalachnikov, menaçant de régler les comptes aux militants UPC qui viendraient à rôder « yada yada » aux alentours des domiciles des députés démissionnaires. Que veut dire « yada yada » ? Mystère et boule de gomme !

2- « Tranquilous » !

Dans cette même vidéo à polémique, Simon Compaoré ou celui à qui il ressemble drôlement, a lâché un mot : « tranquilous » ou «tranquilos», c’est selon. Il  a envahi les réseaux sociaux sûrement et … tranquillement !

1- « Mouta mouta »

Le 3 juin 2016, alors qu’il rencontrait les Burkinabè vivant à Dakar, Roch Kaboré utilisait pour la première de façon officielle l’expression « mouta-mouta ». «On ne peut pas s’asseoir et dire c’est la Transition, on va faire du mouta-mouta entre nous. Non ! On a dit que plus rien ne sera comme avant, c’est terminé », avait-il dit, pour parler du manque de transparence. Depuis lors, l’expression, qui est née de feu François Djobi Bassolet selon nos confrères des Echos du Faso, est devenue populaire et est même usitée par certaines personnalités.

Application 

Alors celles et ceux qui ne savent pas se distraire de temps en temps avec un peu d’humour et pensent que ce classement a été fait « mouta-mouta », ils peuvent aller « yada yada jouer au football » et nous laisser « tranquilous » avec les lecteurs qui savent qu’un média égale  information, éducation et divertissement. « On s’en fout, point barre ! ».

Rassemblés yada yada par Abdou ZOURE

Burkina24


Photo vue sur les réseaux sociaux qui représenterait un restaurant dénommé « Trankilos » à Ouagadougou

Il y a 2 commentaires

  1. Marcher yada yada, c’est une description ironique qui désigne quelqu’un qui marche les jambes écartées sans équilibre tel un enfant qui apprend à marcher

  2. La cours des grands de Dame ILBOUDO Marshal du MPP, sur le plateau de controverse.
    Elle s’y était illustrée fort négativement, en repetant inlassablement cette expression dans une allure hystérique, condescendante et malpolie.

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Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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