Procès du 27 février : Une victoire d’étape dans la quête de la justice, selon le MBDHP

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Après deux ans et demi d’instruction, le jugement du coup d’Etat de septembre 2015 est programmé pour le 27 février 2018. Le procès implique le Général Gilbert Diendéré et 83 autres.

15 septembre 2015-27 février 2018, cela fera deux ans et demi que le dossier du putsch  manqué est resté sans jugement. En prélude au procès du 27 février prochain, le Mouvement Burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP) a donné de la voix ce mardi 20 février 2018 à Ouagadougou.

Par rapport au procès du coup d’Etat manqué, « c’est une victoire d’étape dans la quête populaire de vérité et de justice », selon le président du mouvement, Chrysogone Zougmoré. Il a laissé entendre que « le procès des présumés putschistes de septembre doit être conduit avec rigueur et transparence absolue, et toute personne impliquée,  entendue, afin que toute la lumière soit faite et les coupables condamnés ».

Par ailleurs, les conférenciers du jour souhaitent que ce « procès marque le début de la fin de la longue culture d’impunité entretenue par les régimes successifs du Burkina Faso ».

Le MBDHP sera présent  lors de ce procès  à travers l’interpellation sur la nécessité de rendre justice, d’apporter assistance par le biais des avocats et de veiller au respect des décisions de la justice.

A propos de la justice au Burkina Faso, Me Prosper Farama prône pour une réforme des institutions judiciaires au Burkina Faso. 

« Nous avons dit en tant qu’avocat des victimes, l’impression que nous avons depuis le début de cette affaire, c’est que les  « stars » ce sont ceux qui ont commis les crimes. On parle de la protection des droits de ceux qui ont tué et très peu de la protection des droits de ceux qui ont été tués et blessés à vie », a-t-il renchéri. Il a précisé que les accusés ont plus d’avocats que les victimes. « Des accusés ont 5 à 6 avocats et d’autres sont venus de l’étranger », a-t-il dit. 

En rappel, le putsch manqué du 15 septembre 2015 a fait 14 morts et de nombreux blessés. Aboubacar Yennogo, président de l’association des familles des victimes du coup d’Etat manqué, souhaite que la justice soit rendue. Mais, il pose des inquiétudes au regard du procès de l’insurrection populaire.

Jules César KABORE

Burkina 24

There are 2 comments

  1. VU DU SÉNÉGAL LE FASO DES BURKINABE EST UN EXEMPLE EN DES DOMAINES TELS LE FASO DANFANI, LE CONSOMMER LOCAL PAR LA PRODUCTION LOCALE.
    QUAND AUX QUALITÉS DONNANT A BURKINABE SON CARACTÈRE D’HOMME INTÈGRE, BONJOUR LA MÉFIANCE.
    PUISSENT NOTRE BRAVE JUSTICE A TRAVERS CE PROCÈS REDORER L’IMAGE DU BURKINA AU COMBIEN DE ÉCORNÉE AU PAYS DE LAT DIOR, TANT L’ ON S’Y PLAINT DES BRIMADES ET AUTRES RACKETTES POLICIÈRES SUR LES ROUTES ET TRAJETS AU FASO. AS DE DEUX POIDS TROIS MESURES. JUSTICE OU RIEN. VIVE LA PATRIE DE SANKARA.

  2. Le BURKINA FASO, pays des hommes intègres !!
    Une nation qui sera en perpétuelle quête de bonne gouvernance avec pour assise une justice équitable et impartiale.
    Il va s’en dire que le peuple suivra de près ce procès et des citoyens honnêtes denonoceront les manigances ou manoeuvres venant de tous ces esprits déviants, qu’ils soient au pouvoir, dans la mouvance, dans l’opposition ou dans la populace.
    Puisse nos juges, jouer leur rôle sans se laisser influencer par qui que ce soit.
    Surtout ceux qui se réclament avocats des victimes et qui n’ont rien à prouver si ce n’est que réclamer punition et réparation.
    Nous attendons de ce procès, la VÉRITÉ ET RIEN QUE LA VÉRITÉ.
    Ouezzin Coulibaly est parti !
    Maurice Yameogo est parti !
    Sangoulé L. est parti !!!
    Etc etc
    Cependant le BURKINA, notre mère patrie demeure !!!
    Alors oui à un procès transparent !!!
    Oui à une justice impartiale et équitable !!!
    Oui à un lendemain meilleur !!!
    La patrie ou la mort, nous vaincrons !

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