Etudiants burkinabè en Côte d’Ivoire : Bientôt des facilités

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Les ministères des enseignements supérieurs de la Côte d’Ivoire et du Burkina travaillent à parvenir à un accord qui permettra aux étudiants burkinabè de poursuivre leurs études dans les universités ivoiriennes dans lesquelles ils seront acceptés dans les mêmes conditions que leurs camarades ivoiriens et inversement, . Le déclenchement a eu lieu lors du dernier Traité d’amitié et de coopération entre les deux gouvernements.

Cette année, ils étaient 96 774 candidats contre 75 960 l’année dernière, soit 20 814 de plus  à aller à la conquête du baccalauréat. Les filles représentaient 38,98% de l’effectif. Au finish, 38 178 l’ont obtenu pour un taux de succès de 40,93%.

Selon l’estimation du ministre, en 2017, quelque 3 100 demandes de bacheliers venant de la Côte d’Ivoire ont été réceptionnées. Proportionnellement pour 2018, « on peut s’attendre à 4 500 demandes », commente Alkassoum Maiga, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et de l’innovation.

L’universitaire fixe la barre à 43 000 nouveaux bacheliers,  y compris ceux qui prendront part à la session de rattrapage et qu’il faudra accueillir dans les universités publiques que sont Ouaga I Pr Joseph Ki-Zerbo, Ouaga II, Norbert Zongo à Koudougou, celles de Fada N’Gourma, Dédougou et Ouahigouya et dans les centres universitaires polytechniques de Kaya, de Gaoua qui ont commencé avec des effectifs allant de 200 à 250 étudiants en 2017 et où « l’année s’est bien déroulée ». En attendant l’ouverture des centres de Dori et Tenkodogo.

A ces universités et centres polytechniques s’ajoute l’école polytechnique de Ouagadougou avec ses douze instituts dont « le plus avancé, c’est l’institut qui doit travailler sur le textile ». Pour le fonctionnement de la filière énergie solaire et électricité, le gouvernement « travaille avec les partenaires canadiens avec un compatriote du nom de Sawadogo Oumarou qui est enseignant là-bas », informe le ministre.

De la normalisation des années.

Concernant la normalisation des années, le Pr Maiga dit travailler « dans la discrétion » pour y remédier. Mais il déplore l’attitude des principaux concernés dont les syndicats estudiantins qui exigent un retrait pur et simple du système LMD avant toute signature d’engagement pour aller de l’avant.

« Les étudiants,  ils sont dans une logique. Il ne faut pas qu’ils soient évalués plus de deux fois dans les semaines. Les étudiants veulent déterminer d’eux-mêmes quand est-ce qu’ils doivent être évalués et comment,  dans quelles circonstances », résume le Pr Maiga qui peine à comprendre l’attitude des apprenants.

Poursuivre en Côte d’Ivoire après le BAC

L’avenir des nouveaux bacheliers burkinabè en Côte d’Ivoire qui rentrent au pays pour poursuivre leurs études a été évoqué lors du Traité d’amitié et de coopération (TAC). « Nous avons demandé qu’il y ait une facilitation de l’inscription de nos étudiants qui veulent aller en Côte d’Ivoire, que les étudiants burkinabè soient acceptés dans les mêmes conditions que ceux Ivoiriens en Côte d’Ivoire », a déclaré le ministre des enseignements supérieurs.

L’inverse est possible pour les bacheliers ivoiriens. « Nous au Burkina, si un Ivoirien vient au Burkina, il va payer les mêmes frais que les Burkinabè » a poursuivi le Pr Maiga qui annonce qu’ils travailleront sur la question. Si les deux exécutifs parviennent à conclure un accord, ils permettront de par leur engagement collectif à permettre aux milliers de futurs étudiants burkinabè « à rester sur place parce qu’il y a beaucoup plus d’offres en Côte d’Ivoire qu’ici ».

Oui KOETA

Burkina24

Il y a 1 commentaire

  1. Les frais d’inscription constituent un sérieux problème pour nous étudiants burkinabé dans les universités publiques ivoirienne. Rabaisser ces frais de 100 mille sera vraiment salutaire pour l’avancer et l’effectivité de ce traité

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Oui Koeta

Je pense que 'la vitalité d'un pays se mesure (en partie) à celle de ses journalistes'. Merci de participer à cela à travers vos retours de lectrices et lecteurs. I believe that 'the vitality of a country is meseared (in part) by that of its journalists'. Thank you for being part of the adventure by giving feedback.

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