Ici Au Faso : « La musique, c’est comme un investissement à long terme » (Black Beat)

A l’état civil Kaboré Wendlacida Brice, Black Beat est un jeune artiste burkinabè qui tente vaille que vaille de se faire une place de renom dans la sphère musicale. Ayant choisi de faire carrière dans la musique, à travers le rap, Black Beat a emprunté ce chemin depuis 2016, en lançant son premier single intitulé « Jalousie ». Depuis lors, il n’a pas manqué de faire parler de lui à chaque fois que l’occasion se présente. Découvrez ou redécouvrez le jeune artiste burkinabè à travers les lignes qui suivent.

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Burkina 24 : Ton début dans la musique ?

Black beat : La musique, ça commencé depuis la Côte d’Ivoire. J’ai choisi de faire la musique parce que c’était au lycée en terminale je veux dire, on suivait les grands frères et on partait regarder l’artiste Suspect 95 faire ses Freestyles dans les lycées. Par-là, on faisait les cours de poésie concernant les rimes et c’est parti comme ça.

Burkina 24 : Quand as-tu effectué ton entrée dans la musique ?

Black beat : C’est en 2016 que j’ai mis mes pieds même dans la musique. J’ai marqué mon entrée dans le monde  musical avec le son « Jalousie » que j’ai fait avec l’arrangeur Mr Wens le Naaba et le clip a suivi en fin 2017.

Burkina 24 : Combien de titres compte Black Beat dans sa discographie ?

Black beat : J’ai beaucoup de titres en ma possession. Seulement quatre sont déjà disponibles sur le marché et sont reconnus par le BBDA, sinon j’ai assez de projets qui sont prêts.

Burkina 24 : Qu’attends-tu pour divulguer les autres titres déjà prêts ?

Black beat : C’est tout un programme, vu que je suis en auto production. J’ai mon équipe, certes mais c’est un programme. On ne peut pas aller dans un mouvement de « fast » en même temps. Il faut aller étape par étape pour voir comment ça va donner, développer sa fun base et s’il plait à Dieu, s’il y a un producteur, ça va aller très rapidement.

Burkina 24 : As-tu fait des featuring avec des artistes burkinabè ?

Black beat : Oui, oui, j’ai fait des featuring avec des artistes burkinabè. J’ai fait deux feat en tout. Le premier, je l’ai fait avec mon bit maker et l’autre qu’on a fait en groupe avec Mr Wens le Naaba, Flowman boy, on était nombreux sur le son.

Burkina 24 : Tes projets dans la musique ?

Black beat : Mes projets dans la musique sont énormes. Certes ce n’est pas encore arrivé mais c’est énorme. D’abord, je veux miser sur ma carrière, essayer d’assurer tout le nécessaire qu’il me faut, et miser sur ma carrière pour montrer de quoi je suis capable parce qu’actuellement au Burkina Faso, c’est très difficile  pour un artiste de faire valoir ses atouts s’il n’a pas les moyens qu’il faut.

C’est très difficile pour des artistes qui sont en auto production. J’ai tellement de projets mais je compte miser sur moi-même pour montrer ce que je sais faire et ensuite pourquoi ne pas devenir promoteur ou producteur. 

Burkina 24 : Ta lecture sur l’évolution de la musique burkinabè ?

Black beat : L’évolution de la musique burkinabè, je peux dire que ça se passe très bien parce qu’il y a eu deux personnes qui m’ont surprises, c’est San Remy et Tidi Ouédraogo qui ont eu l’idée d’aller chercher des artistes de l’underground parce qu’actuellement, un producteur ne va pas prendre un artiste de l’underground si ce n’est pas un artiste qui est déjà en vogue sur qui il va miser.

Ces deux personnes ont eu l’idée d’aller chercher deux jeunes artistes pour les produire et ça explosé. A travers ça d’abord même, on peut dire que l’évolution de la musique burkinabè ça va, il y a trop de talents qui se promènent.

Burkina 24 : Quelles sont tes collaborations avec les autres artistes ?

Black beat : Là, je peux dire que ça va. Je collabore très bien avec les artistes burkinabè précisément le grand frère Sa majesté Askoy qui me donne des conseils à tout moment. Je collabore aussi avec Mr Wens le Naaba, qui est aussi est un grand frère pour moi, qui me conseille beaucoup sur le plan artistique. Certes, je n’ai pas eu contact avec eux tous mais la plupart, j’ai de très bonnes relations avec eux.

Burkina 24 : Est-ce qu’on peut dire que la musique burkinabè nourrit son homme ?

Black beat : Pour moi, la musique burkinabè peut nourrir son homme. On prend l’exemple de Kayawoto qui ne fait pas un autre travail en dehors de sa musique. La musique nourrit son homme, ça dépend, il faut travailler dur, si ta musique plait à l’extérieur, ils vont t’appeler, même au pays, si ça plait aux promoteurs, ils vont t’appeler dans les festivals pour les prestations.

De moi mon côté, je ne peux pas dire que pour l’instant la musique me nourrit. Je vais tout doucement puisque tout est une question d’étape.  La musique c’est comme un investissement à long terme, tu investis, ce n’est pas maintenant que tu vas récolter, mais si tu continues d’innover et chercher, tu pourras récolter. 

Burkina 24 : Avec quel artiste burkinabè rêves-tu de faire un featuring ?

Black beat : J’aimerais bien collaborer avec tous les artistes burkinabè, mais je choisirais deux personnes, pas parce qu’elles sont plus fortes que les autres mais ces deux m’ont véritablement marqué, c’est la maman Habibou Sawadogo et mon grand frère Sa majesté Askoy.

Burkina 24 : Qu’elle est l’actualité de Black beat ?

Black beat : Actuellement, il y a plusieurs projets qui sont en entente, il y a un clip qui va venir. Dans le mois de février déjà, il y a un clip qui va venir frapper.

Burkina 24 : Tes souhaits ?

Black beat : Mon souhait est que tous les artistes qui ont perdu espoir puissent chercher à développer cette graine d’espoir qui est en eux pour espérer un lendemain meilleur. C’est vrai, actuellement ça ne donne pas pour certains artistes, c’est au fil du temps en bossant, en développant sa propre stratégie, qu’ils pourront se faire une place dans l’ombre.

Interview réalisée par Sié Frédéric KAMBOU

Burkina 24

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