Protection des droits humains : «Nous votons les lois et à l’exécutif donc de les mettre en œuvre» (Aboubacar Toguyeni)

La deuxième édition du forum national des défenseurs des droits humains organisée par la commission nationale des droits humains (CNDH) en collaboration avec le programme des nations unies pour le développement (PNUD) se tient du 13 au 15 septembre 2022 à Ouagadougou. Elle est placée sous le thème « Opérationnalisation du mécanisme national de protection des défenseurs des droits humains dans un contexte de crise sécuritaire ». 

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Après la première édition tenue en 2020, la CNDH organise le deuxième forum national des défenseurs des droits humains. Cette rencontre réunira plus de 200 participants venus de tout le Burkina et d’autres participants qui sont venus de la Côte d’Ivoire et du Mali.

Une vue des participants au forum

Au cours des différents travaux, les participants devront échanger sur la situation des défenseurs des droits humains, la présentation du mécanisme national de protection des droits des défenseurs des droits humains, la présentation du dispositif de l’alerte précoce, l’identification des activités susceptibles d’être menées par le mécanisme national, et enfin la formulation des recommandations.

Aboubacar Toguyeni, président de l’Assemblée législative de transition qui a présidé cette cérémonie a souhaité que les recommandations qui sortiront de ce forum puissent être traduites dans les faits afin de permettre à la CNDH de bien mener son travail.

« Nous restons à leur écoute pour nous sortir des recommandations fortes que nous allons prendre en compte pour leur permettre de travailler correctement mais aussi dans la crédibilité. Cela est extrêmement important pour que cet aspect des choses sorte dans le travail qui va être fait », a-t-il interpelé.

Sur l’état des lieux de la mise en œuvre de la loi qui encadre la protection des droits humains au Burkina, le président de l’ALT a laissé entendre que son institution légifère des lois et leur mise en application revient au gouvernement. « Nous ne mettons pas en œuvre les lois que nous votons, nous votons les lois et à l’exécutif donc de les mettre en œuvre », a-t-il affirmé.

Le président de la CNDH a indiqué que la situation des droits de l’homme au Burkina aujourd’hui interpelle tout le monde individuellement et collectivement au regard de la situation sécuritaire du pays.

Yemboado Rodrigue Kalifa Namoano, président de la CNDH

« De plus en plus, nous assistons à des disparitions forcées, des exécutions arbitraires, on a la situation des déplacés internes qui est très difficile, on a une situation carcérale très difficile qui interpelle. On a également un environnement de plus en plus pollué par l’utilisation des produits qui portent atteinte à l’environnement. Autant d’éléments qui nous interpellent et qui exigent que chacun de nous Burkinabè puisse s’investir à l’amélioration des conditions de vie de l’ensemble des Burkinabè pour une effectivité dans notre pays », a-t-il lancé.

La représentante résidante du PNUD, Elsie Laurence Chounoune a fait comprendre que les droits humains ne sont pas une destination mais un cheminement. « Je voudrais vous dire que les droits humains ne sont guère un aboutissement, mais un processus. Dans ce cheminement et dans ce processus, la CNDH a un rôle prépondérant à jouer », a-t-elle soutenu.

Elsie Laurence Chounoune, représentante résidante du PUND au Burkina Faso

Elsie Laurence Chounoune a demandé aux participants à ce forum d’émettre des « recommandations fortes » qui pourront contribuer efficacement à la protection des défenseurs des droits humains au Burkina.

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