La source de motivation du Capitaine Ibrahim Traoré, « c’est l’amour du peuple »

Dans une vidéo postée sur la Page Facebook de la Présidence du Faso, ce mercredi 31 janvier 2024, l’on y voit le Capitaine Ibrahim Traoré, Chef de l’Etat, répondant aux questions du journaliste Alain Foka. Entre autres sujets abordés, la décision commune des chefs d’Etat de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) de se retirer de la CEDEAO. 

Actualité oblige, le Capitaine Ibrahim Traoré, Chef d’Etat du Burkina Faso, a été amené à clarifier la décision commune des chefs d’Etat de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) en ce qui concerne leur retrait de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

« Au fil du temps, l’organisation (ndlr, CEDEAO) a perdu ses valeurs, et aujourd’hui le constat est clair. Je pense que depuis une décennie, les Républiques sœurs du Mali et du Niger sont en guerre contre le terrorisme et au Burkina Faso, bientôt près d’une décennie, on est en guerre. Cette organisation qui était censée créer l’entraide, la solidarité, nous n’avons jamais reçu une aide venant de cette organisation. Aucun soldat, aucune logistique, aucune compassion », a déploré le Chef de l’État burkinabè.

Le Capitaine Ibrahim Traoré a saisi l’occasion pour rassurer l’ensemble des Burkinabè de ce que la décision de retrait a été bien réfléchie. Il a également rassuré des mesures quant à la facilité de la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace communautaire. « Nous quittons, mais nous restons panafricains. Un Africain qui veut venir au Burkina, il est le bienvenu chez lui », a-t-il dit en sus. Sur une relance du journaliste par rapport à un probable retour à l’organisation sous-régionale, Ibrahim Traoré a été sans équivoque. « La CEDEAO, non c’est fini », a-t-il rétorqué.

Au bout de l’engagement dont il fait montre, des efforts qu’il consent au quotidien pour la souveraineté et le développement du Burkina Faso, celui que l’on compare plus souvent à Thomas Sankara dit parfois ressentir l’épuisement. Mais, « la seule chose qui nous fait tenir, c’est l’amour du peuple. On se nourrit là-bas, on s’abreuve là-bas », a-t-il confié.

Synthèse de Djemal El Abdallah Siba

Burkina 24

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