Tentative de coup d’État du 3 janvier : Le sergent Salfo Yalwéogo révèle les coulisses d’une conspiration venue de l’étranger

L’enquête sur la tentative de coup d’État du 3 janvier 2026 au Burkina Faso connaît une avancée majeure avec les révélations du sergent Salfo Yalwéogo, anciennement en service à la Garde républicaine. Dans ses aveux, il décrit en détail son implication dans un projet de déstabilisation des institutions, attribué à l’ex-lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, depuis l’étranger.
Selon son témoignage, le processus de recrutement a débuté environ deux semaines avant les faits, à travers des appels répétés émanant d’un numéro inconnu. L’intermédiaire n’était autre que son oncle, LH Wenga Ali, commerçant à Ziniaré, qui lui a demandé de répondre à un appel présenté comme provenant de son ami El Hadj Madi Sakandé.
La première rencontre a eu lieu sur un terrain à Ouaga 2000, où Madi Sakandé lui a passé un appel téléphonique. À l’autre bout du fil, l’interlocuteur s’est identifié comme Paul-Henri Sandaogo Damiba.
Lors d’un second échange, cette fois dans le bureau de Madi Sakandé, l’ancien chef militaire lui aurait promis une « commission », qualifiée de colis, en contrepartie de sa collaboration, l’appelant à la solidarité entre « frères d’armes ».
Une fois le contact établi, la nature du projet a été clairement révélée : il s’agissait d’un coup d’État. Le sergent-chef Yalwéogo avait pour mission de mobiliser des hommes sûrs au sein des forces armées afin d’assurer le succès de l’opération. Il reconnaît avoir entamé des démarches de recrutement parmi ses éléments de confiance.
Le point culminant de son implication survient le 31 décembre 2026. Alors qu’il assurait la fonction de chef de piquet à la Garde républicaine, il quitte son poste pour se rendre au bureau de Madi Sakandé, situé à Paglayiri. Dans son véhicule personnel, il transportait deux mitrailleuses PKMS ainsi que quatre caissettes de munitions. C’est alors qu’il attendait les instructions finales de Damiba sur les modalités de la rencontre qu’il a été interpellé par les forces de sécurité aux environs de 22 heures.
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Face à la gravité des faits, le sergent-chef Salfo Yalwéogo a exprimé de profonds regrets, demandant pardon au Président du Faso, à sa hiérarchie militaire ainsi qu’aux forces combattantes engagées sur les différents fronts.
En conclusion de son témoignage, il a lancé un appel à l’unité nationale, exhortant les Burkinabè à rester soudés autour du « tissu national », affirmant que le Burkina Faso doit demeurer un, unique et indivisible, face aux menaces tant internes qu’externes.





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