Migration et réfugiés : L’UPCI adopte la déclaration de Ouagadougou
Après deux jours d’intenses travaux, la Clôture de la réunion du Comité spécialisé permanent des affaires politiques et des relations extérieures de l’Union parlementaire des États membres de l’Organisation de la coopération islamique (UPCI) s’est achevée ce mercredi 14 janvier 2026 à Ouagadougou par l’adoption de la déclaration de Ouagadougou sur la migration et les réfugiés.
Les échanges ont porté sur les multiples défis liés aux phénomènes migratoires et à la situation des réfugiés. À l’issue des discussions, les participants ont insisté sur la nécessité de respecter le cadre juridique des Nations unies, notamment le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, tout en tenant compte de la souveraineté des États. Selon le député Moussa Sangaré, plusieurs recommandations majeures ont été adoptées.

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À l’unanimité, les délégués ont appelé à une meilleure coordination des actions humanitaires en faveur des migrants, en particulier dans les pays du Sahel, où des millions de personnes ont besoin d’assistance. Ils ont également condamné les expulsions illégales de migrants et souligné l’importance de garantir leur liberté de circulation ainsi que leur droit au travail.
Par ailleurs, les parlementaires ont mis en avant le renforcement de l’intégration économique entre les pays islamiques comme levier essentiel pour faire face à ces défis, tout en recommandant l’organisation régulière de rencontres consacrées à ces questions.

De son côté, le secrétaire général de l’UPCI, Mouhamed Khouraichi Niass, a estimé que les parlementaires doivent travailler étroitement avec leurs gouvernements respectifs afin de lutter contre le chômage des jeunes, particulièrement préoccupant dans le monde islamique où il atteindrait près de 70 %. Une situation qui, selon lui, contribue aux drames migratoires, notamment aux pertes en vies humaines en mer.
« On a discuté pendant deux jours, on a adopté la résolution et la déclaration du Burkina Faso. Au retour, nous allons distribuer ces recommandations à nos parlements respectifs, qui travailleront avec chaque gouvernement pour essayer de trouver des solutions pour notre jeunesse qui meurt chaque semaine, chaque jour. Il y a beaucoup de jeunes qui se perdent en mer ; si cela continue, nous allons perdre beaucoup de nos enfants.
Il faut travailler rapidement avec les gouvernements et les bailleurs de fonds qui veulent soutenir le monde islamique et l’Afrique pour éviter cette catastrophe quotidienne. J’espère qu’au retour, chaque parlementaire étudiera ce document avec son gouvernement pour l’adopter et trouver des solutions pour notre jeunesse », a-t-il déclaré, appelant chaque parlementaire à s’approprier le document et à œuvrer à son adoption.
Aminata Catherine SANOU
Burkina 24




