Corée du Nord : L’arsenal nucléaire de Pyongyang s’accélère, Séoul alerte sur un danger mondial

La Corée du Nord poursuit une expansion rapide et préoccupante de son arsenal nucléaire. Le mercredi 21 janvier 2026, le président sud-coréen Lee Jae Myung a tiré la sonnette d’alarme, affirmant que le régime de Kim Jong-un dispose désormais de la capacité technique de produire entre 10 et 20 armes nucléaires par an.

Selon Séoul, cette montée en puissance ne se limite pas à la production de matière fissile. Pyongyang accélère également le développement de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) capables d’atteindre le territoire américain. Une combinaison qui, selon le chef de l’État sud-coréen, transforme la dissuasion nord-coréenne en une menace directe pour la sécurité internationale.

Si l’objectif initial du régime serait d’assurer la survie du pouvoir en place, un arsenal jugé « excessif » pourrait, à terme, déstabiliser l’équilibre stratégique mondial.

Depuis son premier essai nucléaire souterrain en 2006, la Corée du Nord est parvenue à constituer un stock de dizaines d’ogives, malgré une batterie de sanctions internationales. Pyongyang continue d’affirmer que son statut de puissance nucléaire est « irréversible » et exclut toute renonciation à cet arsenal.

Face à cette escalade, le président Lee Jae Myung, investi en juin 2025, défend une approche plus pragmatique. Cette ligne marque une rupture nette avec la politique de fermeté de son prédécesseur, Yoon Suk-yeol, récemment condamné à cinq ans de prison pour abus de pouvoir.

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Pour Lee, la priorité immédiate doit être la suspension de la production de matières nucléaires et l’arrêt du développement des ICBM, une étape qu’il estime essentielle pour préserver la stabilité mondiale. À ce stade, ces ouvertures n’ont toutefois suscité aucune réponse favorable de Pyongyang, qui accuse régulièrement Séoul d’actes hostiles, notamment d’infiltrations de drones sur son territoire.

Afin de sortir de l’impasse, le président sud-coréen mise sur le rôle de Donald Trump, qu’il qualifie d’« atout » dans le dialogue avec Kim Jong-un. Les deux dirigeants s’étaient rencontrés à trois reprises entre 2018 et 2019, ouvrant une séquence diplomatique inédite.

Depuis l’échec du sommet de Hanoï en 2019, en raison de désaccords sur l’allègement des sanctions, les discussions sont au point mort. Donald Trump s’est néanmoins récemment déclaré « 100 % ouvert » à une nouvelle rencontre. De son côté, Kim Jong-un reste silencieux, conditionnant toute reprise du dialogue à l’abandon par Washington de ses exigences de démantèlement nucléaire.

Source : La Presse Ca

Rédaction B24

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