Faso Kuma 2026 : A Ouagadougou, la jeunesse transforme la parole en arme de culture et de résistance

La Plateforme Culturelle des Écoles et Universités du Burkina Faso (PCEU.BF), en collaboration avec le Club d’art oratoire de l’Institut supérieur de technologie (IST) de Gounghin, a procédé, le samedi 28 mars 2026, à l’Institut supérieur de génie électrique (ISGE) de Ouagadougou, au lancement officiel de la compétition nationale d’art oratoire  Faso Kuma. Cette première édition, placée sous le parrainage du Trésor humain vivant Konomba Traoré, est organisée sous le thème « Préservation et valorisation du patrimoine culturel, immatériel dans le contexte d’insécurité ». 

Dans une ambiance marquée par l’engagement des étudiants et l’amour de la parole, le top départ a été donné après l’exécution de l’hymne national, le Ditanyè. Une ouverture qui annonce déjà une compétition où les mots seront des armes de conviction.

Faso Kuma 2026

Pour le président du comité d’organisation, Pingdwendé Vincent Zongo, Faso Kuma dépasse le simple cadre d’un concours. « Faso Kuma, qui signifie la parole du Faso en dioula, est bien plus qu’une compétition. Elle reflète la vision du projet.

 C’est une tribune offerte à la jeunesse pour s’exprimer, convaincre, inspirer et surtout construire. Nous voulons célébrer l’intelligence, l’éloquence et l’engagement culturel de notre jeunesse », a-t-il déclaré, tout en appelant les participants à faire preuve d’excellence.

Pingdwendé Vincent Zongo, président du comité d’organisation

Le président de la plateforme culturelle des écoles et universités du Burkina, Henri Rapademnaba, a indiqué que l’engagement et la détermination des organisateurs sont à saluer. « Pendant près de six mois, ils ont été au four et au moulin pour donner vie à cette activité », a-t-il affirmé, invitant les participants à offrir des rafales de mots et des chocs d’idées au public.

Henri Rapademnaba, président de la plateforme culturelle des écoles et universités du Burkina

Pingdwendé Vincent Zongo a précisé que cette compétition vise à valoriser à la fois la culture et l’art oratoire. L’objectif, selon lui, est d’offrir un cadre d’expression aux jeunes afin de mettre en valeur le patrimoine culturel du pays.

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Au total, huit équipes issues de différents établissements prennent part à cette première édition. Pendant un mois et demi, elles s’affronteront, avec pour objectif d’atteindre les demi-finales puis la grande finale.

Pour donner le ton, un débat inaugural a opposé l’Institut supérieur de technologie (IST) Wayalghin à l’Université Saint Thomas d’Aquin (USTA). Une confrontation remportée par l’IST Wayalghin, annonçant déjà  une compétition où chaque équipe entend défendre ses idées avec force et conviction.

Soumane Wahab KARAMBIRI (stagiaire)

Burkina 24.

Rédaction B24

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