Cinéma : Les Ateliers du Toukin-Series accompagnent les porteurs de projets vers la production de séries

Après plusieurs jours de résidence d’écriture et de mentorat, les dix projets retenus pour la première édition des Ateliers Toukin-Series ont été présentés le 10 juillet 2026 à Ouagadougou. Réunissant acteurs et professionnels du cinéma, cette séance de pitch visait à permettre aux porteurs de projets de défendre leurs œuvres et de bénéficier de critiques constructives en vue de leur production.
A l’issue de la résidence, la séance de pitch a vu dix duos composés d’un auteur et d’un producteur présenter leurs projets de séries devant un panel d’experts.
Cet exercice consiste à défendre le potentiel d’une œuvre, son univers et sa faisabilité afin de convaincre de futurs partenaires.

Après chaque présentation, les consultants ont livré leurs analyses, relevé les forces et les faiblesses des projets et formulé des recommandations pour les amener à maturité.

Selon Esaie Florent Yaméogo, coordonnateur des Ateliers du Toukin-Series, cette résidence est née d’une conviction selon laquelle : « Les grandes séries commencent toujours par de bonnes histoires ».
Lancé en mars dernier, l’appel à projets a suscité des candidatures venues de plusieurs pays du continent.

Après une phase de sélection, les auteurs retenus ont bénéficié d’un accompagnement mêlant formations, ateliers de lecture, mentorat et coaching.
« Les pitchs que nous venons de voir témoignent du chemin parcouru par les auteurs. Notre souhait est que les projets présentés aujourd’hui trouvent les partenaires nécessaires à leur développement et à leur production », a-t-il déclaré.
Présent à la cérémonie de clôture, le Directeur général du FESPACO, Alex Moussa Sawadogo a salué une initiative qu’il juge essentielle. « Si les Ateliers du Toukin-Series n’existaient pas, il fallait vraiment les créer », a-t-il affirmé, rappelant que les séries constituent aujourd’hui un levier majeur de l’économie du cinéma.

Il a également souligné que ces ateliers s’inscrivent dans la vision de l’Agence Burkinabè de la Cinématographie et de l’Audiovisuel (ABCA) et du Faso Films Fonds pour accompagner des projets suffisamment mûrs vers le financement.
Le pitch, une étape décisive vers la production
Consultant-formateur et scénariste-producteur, Noraogo Sawadogo explique que les consultants ont d’abord procédé à une lecture critique des projets avant d’engager un travail de mentorat avec les équipes.
« L’idée, ce n’était pas de les amener à changer de projet, mais de leur permettre de mieux se l’approprier », a-t-il souligné. À l’issue de chaque présentation, les consultants ont mis en évidence les points forts, les limites et les pistes d’amélioration.

Prenant la parole au nom des bénéficiaires, Saidou Derra, représentant des porteurs de projets a insisté sur les enseignements tirés de cette résidence : « Nous avons appris à écrire avec plus d’exigence, à accepter la critique.
Une bonne série ne repose pas seulement sur une bonne idée, mais sur une construction solide, une identité forte et une véritable ambition».

Parmi les projets présentés figure « Mana et Maya », porté par le producteur Sidibé Sékou Oumar. Cette série fantastique met en scène deux super-héros burkinabè capables de se transformer afin de résoudre des problèmes. « Beaucoup se sont déjà prononcés pour une éventuelle coproduction », s’est réjoui le porteur du projet, qui envisage également une adaptation en série d’animation à la suite des recommandations des mentors.
Organisés par la structure Sentinelle Production, Les Ateliers du Toukin-Series ambitionnent de faire émerger des séries africaines plus solides, capables de convaincre des partenaires de production et de rayonner sur les écrans d’ici et d’ailleurs.
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Christopher SOMDA (Stagiaire )
Burkina 24




