Finance inclusive : L’ANPFI échange avec les institutions de microfinance partenaires pour une amélioration des offres
L’Agence nationale de promotion de la finance inclusive (ANPFI) a tenu, au titre de l’année 2026, la session de son cadre de concertation avec les institutions de microfinance partenaires. La cérémonie officielle d’ouverture de ladite session est intervenue ce vendredi 10 avril 2026, à Ouagadougou, sous la présidence de son Directeur général, Ouango Fidèle Yaméogo.
A l’entame de son propos, Ouango Fidèle Yaméogo, Directeur général de l’Agence nationale de promotion de la finance inclusive (ANPFI), a d’emblée rappelé que la mise en place du cadre de concertation avec les institutions de microfinance répondait à une nécessité clairement identifiée.

Ce cadre, a-t-il expliqué, institué en mai 2024, sous l’impulsion de l’ex Fonds national de la finance inclusive (FONAFI), vise à renforcer la collaboration avec les institutions partenaires, à mieux appréhender les difficultés rencontrées dans l’exécution des conventions de financement, et à formuler des solutions concertées pour améliorer l’efficacité de leurs interventions.
« Il constitue, de ce fait, un instrument au service d’un objectif commun à savoir rapprocher durablement les services financiers des populations, en particulier les plus vulnérables », a-t-il indiqué.
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Ouango Fidèle Yaméogo a ensuite avancé que la fusion du FONAFI et du Secrétariat technique pour la promotion de l’inclusion financière a donné naissance à l’ANPFI.
Il a aussi fait comprendre que cette nouvelle entité, conservant son statut de fonds national de financement, s’inscrit à présent dans une dynamique plus globale, intégrant à la fois les dimensions de financement, de coordination stratégique du secteur, de régulation qualitative et d’éducation financière.

« Désormais, la nouvelle structure qu’est l’ANPFI a pour mission de coordonner les initiatives d’inclusion financière, de mobiliser les financements en faveur de ce secteur, de promouvoir l’accès aux services financiers et de veiller à la protection des consommateurs de services financiers », a-t-il précisé.
Relever les défis subsistants
Bien que nouvelle, l’ANPFI entend s’appuyer sur les acquis engrangés par le passé pour mieux s’orienter vers l’avenir. En effet, selon le DG Fidèle Yaméogo, le présent cadre de concertation devrait prendre en compte les recommandations pertinentes formulées à la dernière session de leur cadre de concertation tenue à la veille de la création de l’ANPFI, en décembre 2024.
« Celles-ci ont porté, entre autres, sur l’actualisation des besoins en renforcement des capacités des institutions de microfinance ; la relecture de la décision portant création du cadre de concertation ; les conditions d’accès aux mécanismes des fonds de garantie et de facilitation ; et le renforcement de la communication entre l’institution et ses partenaires », a-t-il cité.

Si de façon globale les performances enregistrées par les institutions de microfinances sont à saluer, notamment en termes de nombre de bénéficiaires ; d’emplois créés ; de niveau exceptionnel du taux de remboursement des prêts contractés auprès de l’ANPFI, avoisinant généralement les 100 %, M. Yaméogo a toutefois tenu à attirer l’attention sur les défis qui subsistent.
« Des difficultés d’absorption des ressources allouées ; de l’opérationnalisation effective des mécanismes de garantie et de facilitation ; des contraintes liées au financement des cibles prioritaires ; des défis liés à la collecte des données et à la mobilisation des bénéficiaires ; du respect des engagements contractuels ; de la réactivité dans le traitement des correspondances ; ainsi que du renforcement des capacités des bénéficiaires en éducation financière », a listé M. Yaméogo. Ces préoccupations, inscrites à l’ordre du jour de cette session, a signifié le DG de l’ANPFI, appellent à des échanges francs, constructifs et orientés vers des solutions concrètes.
Tambi Serge Pacôme ZONGO
Burkina 24




