Barrages de Ouagadougou : L’État cure, les maraîchers relogés sur plus de 50 hectares

La Direction de la communication et des relations presse (DCRP) du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques a initié, ce mardi 21 avril 2026, à Ouagadougou, une visite terrain au profit des Hommes de médias. Il s’est agi de visiter l’un des nombreux sites prévus pour la relocalisation des maraichers faisant l’objet de déguerpissement vis-à-vis des travaux de curage des barrages de Boulmiougou et des barrages 1, 2 et 3 ainsi que les zones environnantes. Un détour a été cependant fait sur le barrage 2 afin de constater de visu l’état avancé d’ensablement et d’envasement. C’était également en compagnie de la direction générale de l’Agence de l’eau du Nakambé (AEN).  

Au niveau du barrage 2 de Tanghin, à Ouagadougou, le constat est alarmant. Des emballages plastiques par-ci, des pneus par-là sans oublier les cultures maraichères. L’ensablement et l’envasement du plan d’eau est tel que l’on se croirait sur une petite île.

Cela, d’après le ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques et l’Agence de l’eau du Nakambé (AEN), est principalement dû aux actions humaines, notamment des maraichers et autres occupants installés sur les berges du barrage.

Une vue du barrage 2 de Tanghin, à Ouagadougou

Ce constat est quasiment le même que sur les barrages 1 et 3 ainsi que celui de Boulmiougou. Face aux conséquences désastreuses que pourrait créer cette situation, le gouvernement burkinabè, à travers le ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques, a entrepris de curer lesdits barrages et les zones environnantes.

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Cette action n’est toutefois pas sans revers. Elle nécessite, principalement, de reloger les maraichers et autres occupants qui s’y trouvent de sorte à ne pas interrompre leurs activités, le plus souvent de subsistance.

Pour Boukaré Sabo, le Directeur général (DG) de l’Agence de l’eau du Nakanbé (AEN), l’ensemble des ouvrages permettra aux maraichers d’exploiter le périmètre toute l’année

Sans soucis ! La dynamique a été bien pensée, rassure Boukaré Sabo, le Directeur général (DG) de l’Agence de l’eau du Nakambé (AEN) à l’occasion d’une visite terrain initiée à l’endroit d’hommes et de femmes de médias.

« Ici (Ndlr, ceinture verte de Ouagadougou, au niveau du quartier de Toudbweogo), nous sommes sur 1 hectare aménagé par l’AEN, avec un débit de 7 m3, un réservoir de 30 m3 et un château de 10 m3 », fait-il savoir.

A l’occasion de la visite du barrage 2

L’ensemble de ces ouvrages, explique-t-il,  permettra aux maraichers d’exploiter ce périmètre toute l’année. « C’est une des réponses que le ministère apporte au fur et à mesure aux maraichers de sorte qu’ils puissent poursuivre leurs activités et permettre à l’Etat de préserver les plans d’eau », dit-il en sus.

A l’instar de ce site témoin, M. Sabo avance que plus de 50 hectares ont été identifiés de concert avec le ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques et la commune de Ouagadougou. Et devant permettre de reloger l’ensemble des maraichers et occupants des barrages concernés.

Tambi Serge Pacôme ZONGO

Burkina 24

Serge Pacome ZONGO

Tambi Serge Pacome ZONGO, journaliste s'intéressant aux questions politiques et de développement durable.

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