Révolution verte : « Produire pour le développement durable », une exigence nationale

L’association environnement et développement local (EDEL) a donné le coup d’envoi de sa conférence nationale sur la révolution verte ce vendredi 12 juin 2026 à Ouagadougou. Les débats ont été placés sous le thème « produire pour le développement durable ».

« Pendant trop longtemps, nos terres ont nourri les statistiques. Il est temps qu’elles nourrissent durablement nos populations. Pendant trop longtemps, nos jeunes ont cherché l’avenir ailleurs. Il est temps de créer cet avenir ici (…).

La révolution verte que nous appelons aujourd’hui n’est pas une révolution des discours. C’est une révolution des actes. C’est une révolution de la production », a d’entrée fait savoir Ibrahim Maiga, président de l’association Environnement et développement local (EDEL).

Ibrahim Maiga

Cette révolution verte, a-t-il expliqué, exige une alliance sacrée entre l’État, les collectivités territoriales, les producteurs, les chercheurs, les partenaires en développement. « Aucun gouvernement, aucune organisation, aucun partenaire ne pourra réussir seule cette transformation », a-t-il indiqué.

Pour lui, chaque génération doit transmettre un environnement meilleur que celui qu’elle a réussi. C’est dans ce sens que l’association environnement et développement local (EDEL) s’est engagé dans cette « révolution verte ». D’où la tenue de la présente conférence nationale sur la thématique « produire pour le développement durable ».

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Au cours de cette conférence, quatre panels ont été prévus pour nourrir les échanges entre experts, autorité, jeunes. « Produire pour le développement durable n’est pas un choix, c’est un devoir national, une exigence patriote, un combat pour la dignité », a déclaré Ibrahim Maiga.

Franck Napon, directeur santé, sécurité à Iamgold Essakane, représentant le directeur général, a plaidé pour une intégration profonde de l’agroécologie et de la gestion durable des terres. Pour exemple, il a mis en avant une réalisation concrète menée avec EDEL notamment celui des cinq jardins scolaires dans la région du Liptako.

Franck Napon, directeur santé, sécurité à Iamgold Essakane

« Au milieu de l’aridité, ces jardins sont devenus des oasis d’espoir. Ils nourrissent les cantines scolaires, éduquent les jeunes au compostage et à la préservation de l’eau, et prouvent qu’avec de la volonté et de la technique, la terre du Burkina, même la plus difficile, peut donner la vie », a-t-il expliqué.

Dr Raymond Ouoba, le coordonnateur technique de l’Initiative Présidentielle pour une Éducation de Qualité pour tous (IPEQ) a renchéri en rappelant les succès obtenus à Dori, où des jardins scolaires ont également vu le jour grâce à un partenariat avec EDEL. « La Révolution verte n’est pas une utopie, mais une réalité que l’on construit pas à pas, école par école, communauté par communauté », a-t-il affirmé.

Dr Raymond Ouoba, le coordonnateur technique de l’Initiative Présidentielle pour une Éducation de Qualité pour tous (IPEQ)

Pour y arriver, Dr Raymond Ouoba a dégagé trois priorités à savoir l’alignement des projets des ONG sur les priorités nationales, l’impact mesurable et la sortie des éternels « projets pilotes », et la transparence dans la gestion des ressources.

« Il ne s’agit plus de travailler en silos, mais de converger vers un objectif national unique : un Burkina Faso autosuffisant, résilient et vert », a-t-il insisté.

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