SNC Bobo 2026 : Le stand de l’ONASER, une halte pour sauver des vies

A la Semaine Nationale de la Culture (SNC) à Bobo-Dioulasso, l’Office National de la Sécurité Routière (ONASER) mène des actions de sensibilisation. À travers des démonstrations techniques et des échanges directs, le stand de l’office attire de nombreux visiteurs. L’objectif est d’informer les citoyens sur les risques routiers pour encourager des comportements responsables en circulation.

« Franchement, en voyant ces photos d’accidents, j’ai eu froid dans le dos. On pense souvent que ça n’arrive qu’aux autres », a confié Moussa Ouattara, un motocycliste marqué par l’exposition de clichés d’accidents graves.

Pour Zénabou Yama, étudiante à l’Université Joseph Ki-Zerbo, l’aspect pédagogique est frappant dès l’entrée du site. « On voit déjà les dispositifs de sécurité : les casques, les flyers et les ceintures de sécurité. Il faut respecter les moyens mis en place pour notre propre survie », a-t-elle affirmé.

Des clichés d'accidents graves exposés pour susciter une prise de conscience.
Des clichés d’accidents graves exposés pour susciter une prise de conscience.

À l’entrée de la Semaine Nationale de la Culture (SNC) à Bobo-Dioulasso, le stand de l’Office National de la Sécurité Routière (ONASER) ne désemplit pas.

Entre l’exposition de matériel technique et la sensibilisation de proximité, l’institution a choisi de transformer le passage des festivaliers en une leçon de civisme routier.

Vue d'ensemble du stand de l'ONASER à l'entrée de la SNC 2026.
Vue d’ensemble du stand de l’ONASER à l’entrée de la SNC 2026.

Au cœur du dispositif, les agents de l’ONASER procèdent à des démonstrations en temps réel. L’utilisation de l’éthylomètre, appareil servant à mesurer le taux d’alcool dans le sang, attire particulièrement l’attention.

« Je pense que c’est une belle occasion pour moi puisque c’est la première fois. L’alcootest permet de protéger les usagers, car quelqu’un qui boit et prend son véhicule met toute la population en danger », a expliqué Ismaïl N’Diaye festivalier après s’être soumis au test.

Samé/Yaméogo Buudnoma Nina, Directrice à l'ONASER, expliquant les missions de l'office
Samé/Yaméogo Buudnoma Nina, Directrice à l’ONASER, offre un casque a un visiteur

Les agents de l’office soulignent la rigueur de cette mission et rappellent que la loi est stricte : pour les conducteurs ordinaires, le taux limite est de 0,5 g/l, tandis qu’il tombe à 0,2 g/l pour les conducteurs professionnels.

« Les bouteilles n’ont pas les mêmes volumes et les conducteurs n’ont pas les mêmes organismes. Si vous avez à rouler, attendez d’être arrivés à destination avant de prendre votre alcool », ont-ils insisté.

Échanges directs entre les agents de l'ONASER et les jeunes festivaliers
Échanges directs entre les agents de l’ONASER et les jeunes festivaliers

Samé/Yaméogo Boudnoma Nina, Directrice de la promotion de la sécurité routière à l’ONASER, a précisé que l’objectif est d’amener les usagers à un changement de comportement positif à travers deux types d’activités : des patrouilles sur les grandes artères de la ville et l’animation de ce stand d’information.

Casques et flyers de sensibilisation exposés pour informer les usagers
Casques et flyers de sensibilisation exposés pour informer les usagers

L’aspect ludique n’est pas en reste. Pour encourager la mémorisation des règles de conduite, des jeux sont proposés aux visiteurs. Ceux qui répondent correctement aux questions sur le code de la route repartent avec des cadeaux, renforçant ainsi l’attractivité du stand.

De nouveaux ambassadeurs de la sécurité routière après leur passage au stand
De nouveaux ambassadeurs de la sécurité routière après leur passage au stand

Il ne s’agit pas de simples visites, car le passage à l’ONASER se transforme souvent en engagement personnel. De nombreux passants, à l’image de Zoungrana Yacouba, connu sous le nom d’artiste Yannick Bissongo, ont promis de devenir des « ambassadeurs » de la sécurité routière. Ayant lui-même été victime d’un accident par le passé, il témoigne : « L’alcool ne nous aide pas, il nous détruit. J’exhorte les jeunes à diminuer leur consommation, surtout les liqueurs », a-t-il déclaré.

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Akim KY

Burkina 24

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