Sécurité routière : L’ONASER déclare la guerre aux phares aveuglants

Dans le cadre de la lutte contre l’insécurité routière, l’Office National de la Sécurité Routière (ONASER), appuyé par la Gendarmerie nationale et le CCVA, a intensifié ses contrôles sur la Route nationale 5 (RN5) le mardi 2 juin 2026. Cette opération, qui marque le début d’une campagne nationale continue, cible prioritairement les équipements d’éclairage non conformes ainsi que les manquements graves aux règles de circulation, notamment le défaut de port des équipements de sécurité et les pratiques de transport dangereux.

Dans la soirée du mardi 2 juin 2026, des agents de l’Office National de la Sécurité Routière (ONASER), en collaboration avec la Gendarmerie nationale et le Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA), ont mené des contrôles sur la route nationale N°5, reliant Ouagadougou à la ville de Pô- frontière Ghana.

L’usage de phares non conformes

L’opération a porté sur divers manquements au code de la route, notamment l’usage de phares non conformes, le non-port de la ceinture de sécurité, le non-port du casque et les pratiques de transport mixte impliquant des personnes et des animaux.

Pratiques de transport mixte impliquant des personnes et des animaux

Le Commissaire principal de police, Moïse Ouédraogo, directeur de la normalisation et des opérations à l’ONASER, a précisé le cadre juridique des interventions de ce jour.

« Ce qui est interdit, c’est le caractère éblouissant des phares. Ceux qui font le remplacement manuellement eux-mêmes, sans tenir compte de l’aval du CCVA, sont en infraction », a-t-il expliqué.

Moïse Ouédraogo, directeur de la normalisation et des opérations à l’ONASER

Cette mesure s’appuie sur l’article 54 alinéa 3 du décret 418 de 2003, qui proscrit tout éclairage éblouissant, dit-il. De son côté, l’Adjudant-chef de Gendarmerie Boukari Guiro, de la brigade de prévention routière de Ouagadougou, a décrit le déroulement des contrôles engagés sur l’axe routière. « D’abord, on relève l’infraction, on le note, on le réprime et on fait cesser l’infraction », a-t-il confié.

Adjudant-chef de Gendarmerie Boukari Guiro

Lorsqu’un dispositif non conforme ne peut être retiré immédiatement, le contrevenant est orienté vers le Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA) pour une mise en conformité obligatoire.

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Selon directeur de la normalisation et des opérations à l’ONASER, l’usage de ces dispositifs d’éclairage est une cause fréquente d’accidents.

« Malheureusement, lorsque l’accident survient, le conducteur qui a ébloui les autres ne s’arrête plus », a ajouté le commissaire principal Moïse Ouédraogo.

En ce qui concerne l’usage des Phares LED, le Directeur de la normalisation à l’ONASER, Moïse Ouédraogo a donné des précisions. « En ce qui concerne l’usage des LED, il faut dire qu’au niveau du CCVA, ce qui est interdit, c’est le caractère éblouissant des phares.

C’est par abus de langage qu’on dit [LED], car au Burkina, la plupart des phares qui éblouissent sont effectivement des LED. Ceux qui effectuent le remplacement manuellement, sans l’aval du CCVA, sont en infraction. Il existe des véhicules sortis d’usine avec des dispositifs LED, mais ils n’éblouissent personne : ils ont une lumière éclatante pour éclairer le sol sans gêner les autres usagers.

C’est le caractère éblouissant qui est proscrit, conformément à l’article 54 alinéa 3 du décret 418 de 2003, et non le LED en lui-même. Nous appelons donc les usagers à se conformer à la réglementation en vigueur » a-t-il clarifié.

Non-port du casque

Face à ce constat, l’ONASER a lancé un appel à une prise de conscience citoyenne tout en rappelant que les opérations de contrôle et de répression s’étendront désormais sur tout le territoire national, de façon continue, afin de garantir la tranquillité sur les axes routiers.

Le respect du code de la route reste, selon Moïse Ouédraogo, un devoir impératif pour permettre à chacun de circuler en toute sérénité et d’éviter des drames évitables.

Akim KY

 Burkina 24

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