Musique : Rinka s’installe sur le trône avec son premier album « Yennega »

La scène musicale burkinabè vibre désormais sous une nouvelle impulsion. L’artiste Rinka a officiellement présenté son tout premier album intitulé « Yennega », lors d’une conférence de presse, le vendredi 5 juin 2026, à Ouagadougou. Forte d’une maturité acquise après plusieurs années à titiller le game, l’héritière du rap féminin ne compte plus marchander sa place, elle vient s’imposer avec son nouvel opus.
« Yennega » est une œuvre riche de 20 titres qui frappe par sa diversité et sa profondeur. Bercée dès son plus jeune âge par les chants polyphoniques de la cour royale, Rinka réussit le pari d’unir son riche héritage traditionnel mossi aux codes urbains les plus contemporains. À travers cet opus, l’artiste navigue avec une aisance déconcertante entre le rap, l’amapiano et l’afrobeat, portée par un flow percutant et un style unique.
L’introduction de l’album donne immédiatement le ton. Baptisée Yennega, elle se veut une ouverture majestueuse. « Ce titre invoque l’esprit de la princesse-guerrière fondatrice du royaume des Mossi. Il indique la liberté, la combativité, et l’héritage royal », a expliqué l’artiste.
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Au-delà de la performance musicale, Rinka s’affirme comme une artiste engagée, une leader et une entrepreneuse qui porte haut la voix des femmes et de son peuple. Dans cet album, elle aborde une multitude de thèmes ancrés dans le quotidien et l’actualité de son pays.
« Dans l’album, il y a de tout », a-t-elle confié. Rinka y exprime notamment sa fibre patriotique en rendant un vibrant hommage aux Forces de défense et de sécurité (FDS), aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), ainsi qu’au capitaine Ibrahim Traoré.
Pour enrichir cette aventure sonore, la rappeuse s’est entourée de pointures de la scène, signant des collaborations explosives, notamment avec Reman et Flowman boy, Wendpanga, et bien d’autres.
Avec « Yennega », Rinka assume pleinement son statut de guerrière libre. « Ce premier album n’est pas seulement une confirmation, c’est le début d’un règne prometteur sur le rap burkinabè », a-t-elle conclu.
Sié Frédéric KAMBOU
Burkina 24





