Burkina Faso : Le pays réduit le nombre de jours chômés et payés de 15 à 11

Les membres de l’Assemblée législative de Transition (ALT) ont examiné et adopté, ce vendredi 9 janvier 2026, le projet de loi portant institution des jours chômés et payés ainsi que des journées de commémoration et de recueillement au Burkina Faso.  

Avec cette réforme, le Burkina Faso passe de 15 à 11 jours chômés et payés. Il s’agit notamment du 1er janvier (jour de l’An), du 8 mars (Journée internationale des droits de la femme), du 1er mai (Fête du travail), du 15 mai (Journée des coutumes et des traditions), du 15 août (Assomption), du 11 décembre (Fête nationale), du 25 décembre (Noël), ainsi que des fêtes mobiles que sont l’Ascension, le Mouloud, le Ramadan et la Tabaski.

Par ailleurs, certains jours autrefois fériés et payés deviennent désormais des journées de commémoration et de recueillement. Il s’agit du 3 janvier (soulèvement populaire), du 4 août (avènement de la Révolution populaire et démocratique), du 5 août (proclamation de l’indépendance), du 15 octobre (commémoration de l’assassinat du Président Isidore Noël Thomas Sankara), du 31 octobre (Journée nationale des martyrs) et du 1er novembre (Fête de l’armée et Toussaint).

Le ministre en charge de la Fonction publique, Mathias Traoré, a indiqué que l’adoption de cette loi abroge immédiatement celle de 2015 qui instituait les fêtes légales et les événements à caractère historique.

A partir de l’adoption de cette loi, il sera question des jours chômés et payés et des journées de commémoration et de recueillement non plus des fêtes qui sont instituées par loi. Alors à partir de maintenant, nous passons de 15 jours qui étaient initialement chômés et payés à 11 jours qui sont aujourd’hui chômés et payés”, a-t-il déclaré.

Selon Mathias Traoré, désormais, lorsqu’une fête tombe un dimanche, le lendemain ne sera plus automatiquement déclaré chômé. “Pour ce qui concerne les journées de commémoration et de recueillement, ce sont des commémorations des évènements laïcs, religieux, civils ou militaires”, a-t-il précisé.

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En outre, le ministre a souligné que les journées de commémoration et de recueillement pourront faire l’objet de réaménagements par communiqué conjoint du ministre chargé de la Fonction publique et de celui du Travail.

La loi qui vient d’être adoptée permet aussi lorsque les circonstances l’exigent que le ministre de la fonction publique et le ministre du travail déclarent par communiqué une journée chômée et payée”, a-t-il ajouté.

Il a affirmé que ces dispositions visent à assurer une meilleure continuité du service public et à améliorer les performances de l’administration publique, notamment par la réduction du nombre de jours chômés et payés et l’augmentation du temps de travail.

À noter que selon une étude du ministère en charge de l’Économie, en raison du nombre élevé de jours fériés, l’État burkinabè enregistrait une perte de plus de 67 milliards de F CFA. Avec la réduction à 11 jours chômés et payés, l’État pourrait réaliser un gain estimé à 16 milliards de F CFA.

W.S 

Burkina 24 

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