Burkina Faso : Le projet ResCom s’achève avec des résultats probants au profit de 60 000 ménages

Après quatre ans et demi de mise en œuvre, le projet Résilience Communautaire dans le secteur agrosylvopastoral (ResCom) arrive à son terme avec des résultats jugés très satisfaisants au profit de 60 000 ménages dans les régions de Bankuy, Yaadga et Koulsé. Les acteurs de mise en œuvre se sont réunis en atelier de clôture, ce vendredi 23 janvier 2026 à Ouagadougou. 

“La résilience se construit pas à pas”, a déclaré d’entrée Marjon Tuinsma, directrice pays de l’Organisation Néerlandaise de Développement (SNV). Elle a souligné que durant quatre ans et demi, le projet a œuvré au renforcement de la résilience des ménages, y compris les Personnes Déplacées Internes (PDI), face aux effets conjugués du changement climatique et de l’insécurité.

Il a su s’inscrire dans une vision intégrée à travers le triple nexus Humanitaire, Développement, Paix qui touche à la sécurité alimentaire, le relèvement des personnes vulnérables, la reconstitution des moyens d’existence, la création d’emplois ruraux et le renforcement de la cohésion sociale”, a-t-elle ajouté.

Marjon Tuinsma, directrice pays de l’Organisation Néerlandaise de Développement (SNV)
Marjon Tuinsma, directrice pays de l’Organisation Néerlandaise de Développement (SNV)

Selon Marjon Tuinsma, grâce à l’expertise du Conseil danois pour les réfugiés (DRC) dans le domaine humanitaire, le projet a apporté des réponses aux besoins immédiats des populations tout en renforçant durablement leurs moyens d’existence et en soutenant des investissements à long terme.

A cet effet, le projet a pu mettre en place entre autres : des infrastructures de soutien à la production, des programmes de renforcement des capacités (pour le petit élevage, de l’embouche, l’agriculture intelligente face au climat, etc.), l’aménagement de sites rizicoles et maraîchers dédiés aux femmes, aux jeunes et aux Personnes Déplacées Internes (PDI)”, a-t-elle confié.

Le projet ResCom a également accompagné les PDI et les communautés hôtes dans leur relèvement économique, à travers la mise en place de filets sociaux, le développement d’activités génératrices de revenus (AGR), l’accès facilité au financement et la création d’emplois, a-t-elle fait savoir.

Vue des participants pendant l'ouverture des travaux
Vue des participants pendant l’ouverture des travaux

ResCom a également contribué à la promotion de la paix et du vivre-ensemble. Au cours de sa période de mise en œuvre, ResCom a été bien plus qu’un projet : il a été un levier de transformation, un espace d’apprentissage, de collaboration, d’adaptation et de construction de la résilience sur plusieurs aspects”, a-t-elle signalé.

Lire aussi 👉🏿Burkina Faso : L’ONG Direct Aid vient en aide à des PDI et personnes vulnérables

Pour Peter Kjaer, chargé d’Affaires par intérim de l’Ambassade du Danemark, le financement du projet s’inscrit dans le cadre du programme de coopération bilatérale 2021-2025 entre le Danemark et le Burkina Faso.

Le cout total du Projet est de 97,5 millions de DDK soit 8,6 milliards de FCFA entièrement financé par le Ministère de la Coopération du Royaume du Danemark. Durant toute la période de mise en œuvre du projet ResCom, nous avons été aux côtés de l’équipe technique pour construire ensemble une réponse ajustée et systémique aux besoins des communautés ciblées”, a-t-il affirmé.

Peter Kjaer, chargé d’Affaires par intérim de l’Ambassade du Danemark
Peter Kjaer, chargé d’Affaires par intérim de l’Ambassade du Danemark

Il a rappelé que le Danemark a annoncé une réorganisation de sa présence diplomatique dans la région du Sahel. “Je puis vous assurer que les leçons apprises de ResCom orienteront les futurs programmes du Danemark dans le Sahel et au Burkina Faso. Par cette clôture du projet nous ouvrons la voie à de nouvelles opportunités et à des orientations stratégiques, pour un avenir plus résilient, plus solidaire et durablement prospère pour les populations”, a-t-il dit.

Adama Boro, directeur général du Foncier, de la Formation et de l’Organisation du Monde Rural (DGFOMR), a rappelé que l’agriculture demeure le pilier de l’économie nationale, représentant plus de 30 % du PIB et employant près de 80 % de la population active. “Elle est à la fois une source de subsistance et de résilience face aux crises climatiques et humanitaire. Le secteur rural lui, constitue l’un des piliers essentiels de notre développement économique et social”, a-t-il relevé.

Il a ajouté que le projet ResCom s’est inscrit dans l’approche du triple nexus Humanitaire–Développement–Paix, avec pour leitmotiv la résilience des communautés agrosylvopastorales. “De 2021 à 2025, le projet s’est inscrit dans la dynamique du gouvernement. Il a su tracer des sillons forts pour le développement du secteur agrosylvopastoral avec une implication effective et active des femmes et des jeunes mais aussi pour le relèvement des communauté vulnérables”, a-t-il appuyé.

Adama Boro, directeur général du Foncier, de la Formation et de l’Organisation du Monde Rural (DGFOMR)
Adama Boro, directeur général du Foncier, de la Formation et de l’Organisation du Monde Rural (DGFOMR)

Selon lui, le projet a enregistré des performances notables, notamment : 261 relais endogènes formés et équipés, 52 hectares de terres aménagés pour la production rizicole, plus de 2 000 hectares de terres dégradées récupérées pour l’agriculture et l’élevage, ainsi que 22 500 ménages formés aux techniques agricoles durables.

Pour rappel, le projet ResCom a été mis en œuvre par un consortium composé de l’Organisation Néerlandaise de Développement (SNV) et du Conseil danois pour les réfugiés (DRC), en collaboration avec plusieurs partenaires locaux. Les bénéficiaires venus des différentes zones d’intervention du projet ont salué les impacts dudit projet dans leur vie quotidienne.

W.S

Burkina 24

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page